dimanche 25 novembre 2007

Pour une loi donnant aux Etats le contrôle d'une monnaie publique sans intérêts

«Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin. » Henry Ford
« Par essence, la création monétaire ex nihilo [à partir de rien] que pratiquent les banques est semblable (je n'hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici) à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. » Maurice Allais. Prix Nobel d'économie
Parce qu'un autre monde est impossible avec la monnaie à intérêts...
Appel aux candidats à la présidentielle
pour une loi donnant aux Etats
le contrôle d'une monnaie publique sans intérêts
Privilèges hérités de l'Ancien Régime, les intérêts sur la monnaie privée perçus par les banques doivent être abolis. Relevant d'un abus de pouvoir inadmissible, les intérêts sont semblables aux taxes que les seigneurs féodaux prélevaient sur la circulation des marchandises. Les droits féodaux ont été abolis, mais pas les intérêts bancaires. Les rois ont laissé faire les banquiers, la République aussi.
Chaque jour, à cause des intérêts qui réduisent le pouvoir d'achat, des commerçants déposent leur bilan, des paysans vendent leur ferme, des gens se retrouvent au chômage, des hôpitaux, des écoles, ne sont pas construits, des étudiants arrêtent leurs études, des familles ne partent plus en vacances, des gens se retrouvent à la rue...
Les intérêts sont sans aucune commune mesure avec la réalité du travail effectué par les salariés du secteur bancaire.
Dans l'économie qui est celle d'aujourd'hui, un fois les capitaux empruntés et remboursés, une fois le personnel du secteur bancaire rémunéré, les intérêts n'ont aucune sorte de justification, sinon d'enrichir frauduleusement un infime minorité, les actionnaires principaux des entreprises bancaires...
Une idée reçue à combattre, seuls ceux qui empruntent paieraient des intérêts, et bien non ! Car les intérêts pèsent de tout leur poids sur notre vie au quotidien. Quand nous achetons un bien ou un service, nous payons toujours une part d'intérêts .intégrés au prix.
En effet, les intérêts liés aux prêts pour investissements sont répercutés dans tous les prix, jusqu'aux consommateurs. Tous, nous payons des intérêts, directement ou indirectement...Même un SDF qui achète du pain. Résultat, des gens s'appauvrissent, tout en travaillant.
Pesant sur les consommateurs, sur l'Etat comme sur les entreprises, au total, c'est plus de 200 milliards d'euros, ou 3000 euros par français et par an. Les banques réduisent ainsi de 33% le pouvoir d'achat des consommateurs.
200 milliards €, pour de simples lignes d'écriture sur ordinateur, c'est l'équivalent de 75% du budget de la France !
Les intérêts sur la monnaie sont la première cause d'exclusion et de misère dans le monde. En France, par exemple, du jour au lendemain, sans les intérêts, le pouvoir d'achat augmenterait de plus de 30%. Rien que pour les services publics, on imagine ce que cela représenterait en terme de constructions d'hôpitaux, d'écoles, de postes de médecins, d'infirmières, d'enseignants etc...
« Libérer la Monnaie » Collectif de Nantes (27/01/07)
« Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu'une armée debout Celui qui contrôle l'argent de la nation contrôle la nation ». Thomas Jefferson (troisième président des Etats-Unis)
PETITION
Je soussigné(e), demande le vote d'une loi donnant aux Etats le contrôle d'une monnaie publique sans intérêts,
nom prénom ville activité email/tel
Contact et envoi des signatures de soutien à la proposition de loi:
Alain Vidal, 5 avenue Louis Vasseur 44000 Nantes vidal.mothes@wanadoo.fr

2 commentaires:

Gu Si Fang a dit…

L'intention de votre blog est louable, mais vos connaissances économiques sont totalement fausses. Le cœur du problème est que vous ne comprenez pas l’intérêt. Rien de nouveau sous le soleil, puisque les scholastiques et d’autres avant eux condamnaient déjà l’usure. En revanche, vous avez raison sur le système de monopole et de privilèges institué par les banques centrales et privées.

Votre principale erreur est de croire que l’intérêt est un phénomène monétaire. Or ce n’est pas le cas, même si c’est sur le marché monétaire qu’il se manifeste de la façon la plus visible.

Pour qu’un échange ait lieu, il faut que les deux parties soient d’accord. Si j’échange ma pomme contre deux orange, c’est parce que je préfère les deux oranges. Mais, simultanément, mon interlocuteur une préférence exactement inverse de la mienne : il préfère la pomme. De même, si j’échange une pomme maintenant contre deux pommes demain, c’est que je préfère me passer d’une de mes pommes aujourd’hui afin d’être sûr d’en avoir deux demain. Mon interlocuteur a la préférence inverse : il a absolument besoin d’une pomme tout de suite, et il est prêt à s’engager à me donner deux pommes demain en échange. Il vient de m’emprunter une pomme, et je viens de lui faire un prêt avec un taux de 100% d’une durée de un jour.

Maintenant, revenons à votre proposition : des prêts à taux nul sur le marché monétaire. Un tel échange peut-il avoir lieu avec le consentement des deux parties ? Il faudrait pour cela que l’emprunteur préfère un euro maintenant à un euro demain, et que le prêteur préfère un euro demain à un euro maintenant. C’est cette deuxième condition qui est impossible à satisfaire. Le prêteur qui a un euro aujourd’hui et veut avoir un euro demain n’a qu’à le garder pour lui et attendre 24 heures. Pourquoi accepterait-il de le prêter sans intérêt ? Toute autre réponse est coercitive car elle suppose de forcer une des deux parties à faire un échange qu’elle ne souhaite pas. En l’occurrence, prendre un euro à une personne pour le prêter à une autre.

En sautant quelques étapes, le taux d’intérêt est donc le prix des biens d’aujourd’hui exprimé en biens de demain, sur un marché libre où aucune coercition ne s’exerce. A ce niveau d’intérêt, déterminé par un processus de marché, le nombre de prêteurs et d’emprunteurs s’équilibrent. L’intérêt est en quelque sorte le prix moyen de l’attente. Pour prendre l’exemple concret d’un entrepreneur qui monte une entreprise. L’argent prêté par sa banque va lui permettre de payer tout de suite ses salariés, afin de vendre des produits dans le futur. Les salariés ne veulent généralement pas attendre que les produits soient vendus pour être payés. Le prêt bancaire permet de les payer tout de suite, tandis que d’autres personnes attendent : ce sont les prêteurs, ou capitalistes.

Je pense que cela suffit à voir que vos articles partent sur des bases totalement fausses.

Pour aller dans votre sens, il faut toutefois ajouter que les banques centrales sont des monopoles, et forment avec les banques privées un cartel pour la création de monnaie. Si une entreprise décide de créer une nouvelle monnaie, il y toutes sortes de lois pour l’empêcher d’entrer sur le marché, et forcer les gens à utiliser la monnaie de la banque centrale. Comme tout monopole, celui-ci génère des surprofits appelés seigneuriage. Dans le système européen, une partie du seigneuriage est collectés par la BCE et répartie entre les banque centrales nationales selon une clé de répartition fixée par traité. Au final, les Etats reçoivent donc ce revenu, sauf lorsque la banque centrale nationale dilapide la rente en frais de fonctionnement. C’est le cas de la Banque de France, par exemple.

Il est tout à fait légitime de critiquer ce système de monopole légal et de rente de situation, et d’appeler à une plus grande liberté dans le système bancaire. C’était l’attitude de Jefferson et d’autres, et il est bon de le rappeler.

A lire : le débat épistolaire entre Frédéric Bastiat et Pierre-Joseph Proudhon sur la gratuité du crédit.
http://bastiat.org/fr/gratuite_du_credit.html

Stilgar a dit…

Vous mélangez les intérêts sur l'épargne préalable (justifiés)et les intérêts - injustifiés - sur la création monétaire bancaire (création "ex nihilo")