dimanche 25 novembre 2007

Non à la loi Pécresse et aux banquiers qui nous endettent

Non à la loi Pécresse
et aux banquiers qui nous endettent.
Pour enrichir tous les banquiers,
ils veulent brader l'Université.
Seule une monnaie sans intérêts,
nous permettra de la garder.
C’est à l’Etat de contrôler la création monétaire !

Après 1945, dans une France détruite, affamée, un certain contrôle du crédit par l’Etat, a permis la reconstruction du pays. Mais, depuis 1993, la Banque de France est redevenue indépendante… Qui peut prétendre que l’Etat est moins riche qu'en 1945 pour financer son Université?
Chaque année, avec un PIB de 1800 milliards d’euros, l’Etat, les entreprises, les particuliers, donnent 200 milliards d’euros aux banquiers et financiers, rien que pour les intérêts (le prix de l’argent). Valérie Pécresse devra choisir entre l’intérêt des étudiants et les cadeaux aux banques privées...
« L’argent est cher parce qu’il est rare », faux, archi faux. Maurice Allais, prix Nobel d’économie déclare : « l’argent est créé ex nihilo, à partir de rien ». Et ce rien n’a pas à être vendu !!!
La monnaie (à plus de 90 % électronique), ne coûte quasiment rien à créer (quelques secondes pour créer un milliard d’euros) : rien que des chiffres et des lettres sur un écran d’ordinateur.
Un budget ne doit pas être limité par les profits des banques privées, mais uniquement par le niveau des connaissances, le respect de l’environnement et les réserves de matières premières, d’énergie, de main d’œuvre. L'argent doit être créé en fonction de ces éléments.
Comme l’enseignement ou la santé, la monnaie n’a pas à être vendue au profit d’intérêts privés. Les banquiers payés pour le service rendu, la création monétaire deviendra un service public.
Libérons la Monnaie, collectif de Nantes
vidal.mothes@wanadoo.fr BLOG http://liberonslamonnaie.blogspot.com/

Pour une loi donnant aux Etats le contrôle d'une monnaie publique sans intérêts

«Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin. » Henry Ford
« Par essence, la création monétaire ex nihilo [à partir de rien] que pratiquent les banques est semblable (je n'hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici) à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. » Maurice Allais. Prix Nobel d'économie
Parce qu'un autre monde est impossible avec la monnaie à intérêts...
Appel aux candidats à la présidentielle
pour une loi donnant aux Etats
le contrôle d'une monnaie publique sans intérêts
Privilèges hérités de l'Ancien Régime, les intérêts sur la monnaie privée perçus par les banques doivent être abolis. Relevant d'un abus de pouvoir inadmissible, les intérêts sont semblables aux taxes que les seigneurs féodaux prélevaient sur la circulation des marchandises. Les droits féodaux ont été abolis, mais pas les intérêts bancaires. Les rois ont laissé faire les banquiers, la République aussi.
Chaque jour, à cause des intérêts qui réduisent le pouvoir d'achat, des commerçants déposent leur bilan, des paysans vendent leur ferme, des gens se retrouvent au chômage, des hôpitaux, des écoles, ne sont pas construits, des étudiants arrêtent leurs études, des familles ne partent plus en vacances, des gens se retrouvent à la rue...
Les intérêts sont sans aucune commune mesure avec la réalité du travail effectué par les salariés du secteur bancaire.
Dans l'économie qui est celle d'aujourd'hui, un fois les capitaux empruntés et remboursés, une fois le personnel du secteur bancaire rémunéré, les intérêts n'ont aucune sorte de justification, sinon d'enrichir frauduleusement un infime minorité, les actionnaires principaux des entreprises bancaires...
Une idée reçue à combattre, seuls ceux qui empruntent paieraient des intérêts, et bien non ! Car les intérêts pèsent de tout leur poids sur notre vie au quotidien. Quand nous achetons un bien ou un service, nous payons toujours une part d'intérêts .intégrés au prix.
En effet, les intérêts liés aux prêts pour investissements sont répercutés dans tous les prix, jusqu'aux consommateurs. Tous, nous payons des intérêts, directement ou indirectement...Même un SDF qui achète du pain. Résultat, des gens s'appauvrissent, tout en travaillant.
Pesant sur les consommateurs, sur l'Etat comme sur les entreprises, au total, c'est plus de 200 milliards d'euros, ou 3000 euros par français et par an. Les banques réduisent ainsi de 33% le pouvoir d'achat des consommateurs.
200 milliards €, pour de simples lignes d'écriture sur ordinateur, c'est l'équivalent de 75% du budget de la France !
Les intérêts sur la monnaie sont la première cause d'exclusion et de misère dans le monde. En France, par exemple, du jour au lendemain, sans les intérêts, le pouvoir d'achat augmenterait de plus de 30%. Rien que pour les services publics, on imagine ce que cela représenterait en terme de constructions d'hôpitaux, d'écoles, de postes de médecins, d'infirmières, d'enseignants etc...
« Libérer la Monnaie » Collectif de Nantes (27/01/07)
« Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu'une armée debout Celui qui contrôle l'argent de la nation contrôle la nation ». Thomas Jefferson (troisième président des Etats-Unis)
PETITION
Je soussigné(e), demande le vote d'une loi donnant aux Etats le contrôle d'une monnaie publique sans intérêts,
nom prénom ville activité email/tel
Contact et envoi des signatures de soutien à la proposition de loi:
Alain Vidal, 5 avenue Louis Vasseur 44000 Nantes vidal.mothes@wanadoo.fr

Conférence d’Alain Vidal à la faculté d’économie de Nantes


CREATION MONETAIRE

CREATION MONETAIRE
Conférence d’Alain Vidal à la faculté d’économie de Nantes
9 mars 2005
DES PRESIDENTS ASSASINES POUR AVOIR TENU TETE AUX BANQUIERS
Pour avoir osé remettre en question la création monétaire privée, trois présidents des Etats-Unis sont morts. James Madison, Abraham Lincoln et John Kennedy furent assassinés quant à Roosevelt, il échappa de peu à un attentat.
En pleine guerre de sécession, les nordistes faillirent être vaincus car leur armée était mal approvisionnée, l’économie du Nord étant au plus bas. Les paysans et les industriels endettés éprouvaient de grandes difficultés à produire. Le poids des intérêts était tel que les patrons mettaient au chômage tout ou partie de leurs salariés par pénurie de monnaie. Entre embaucher des chômeurs ou payer les intérêts aux banquiers, il n’y avait pas le choix. Les intérêts que les banquiers exigeaient pour un prêt réduisaient d’autant plus les investissements et notamment la masse salariale.
Comme les Nordistes n’avaient pas les moyens d’emprunter à 30% à la Banque d’Angleterre, Lincoln recourut alors à 1'article I de la Constitution pour émettre une monnaie sans intérêt. Grâce à cette monnaie service, grâce à une monnaie qui n’est plus une marchandise, les industriels et les fermiers purent embaucher, il y eut suffisamment de monnaie pour payer les salaires et pour acheter de nouvelles machines. La production augmenta et les biens circulèrent en nombre. En quelques mois les états du Nord redevinrent prospères. Les soldats mieux nourris et mieux équipés gagnèrent la guerre contre les Sudistes. La paix revenue, Lincoln annonce son intention de continuer à émettre la monnaie US, au lieu d'acheter une monnaie privée à Londres comme cela était l’usage. Fou furieux, le porte-parole des banquiers de la City de Londres, Sir Goschen déclare en 1865 :
"Si cette malveillante politique financière - de Lincoln - devait perdurer pour de bon, alors ce gouvernement fournira sa propre monnaie sans frais. Il sera sans aucune dette. Il aura tout l'argent nécessaire pour mener son commerce. Il deviendra prospère à un niveau sans précédent dans toute l'histoire de la civilisation. Ce gouvernement doit être détruit ou il détruira toute monarchie sur ce globe." Le 14 avril, Lincoln était assassiné et effectivement le gouvernement fut détruit.
Déjà en 1750, Benjamin Franklin se vantait devant des membres du gouvernement anglais de la situation économique de la "Nouvelle Angleterre", colonie anglaise: « Contrairement à votre situation britannique, il n'y a pas en Nouvelle Angleterre un seul chômeur, mendiant ou vagabond. Cela grâce a l'émission sans intérêt dans nos 13 colonies "de monnaie de papier; ce qui permet de contrôler le pouvoir d'achat (en circulation) et n'engendre pas de dette publique. »
Les banquiers anglais paniqués firent voter une loi par le Parlement britannique interdisant aux colonies l’usage de cette monnaie non payante. Une année après la promulgation de cette loi, les rues des villes des colonies étaient envahies de chômeurs et de mendiants.
DANS PLUSIEURS VILLES …
LE CHOMAGE DISPARAIT
AVEC LA MONNAIE SANS INTERETS
Plus près de nous, en Autriche, en 1932-33, à Wôrgl, dans une ville de 4 300 habitants où les impôts ne rentraient plus et où les chômeurs constituaient 60% de la population active, la municipalité éradiqua le chômage en 11 mois par l’émission d’une monnaie franche. Une monnaie sans intérêt. Comme du temps de Lincoln, grâce aux économies réalisées par le non paiement d’intérêts, les employeurs embauchèrent à tour de bras, le niveau de vie de chacun s’améliora, et les finances publiques se redressèrent.
En un mot, il n’y avait plus pénurie de monnaie, un organisme central veillait à émettre de la monnaie en fonction des richesses produites. La monnaie était mise en circulation en fonction du travail que chacun pouvait accomplir, et donc en fonction des biens et des services produits. Personne parmi les gens désireux de travailler ne se retrouva au chômage au prétexte qu’il n’y avait pas d’argent pour payer les salaires. La monnaie redevenait ce qu’elle aurait toujours dû être, une servante au service de la circulation des richesses Un service municipal faisait office de banque.
La monnaie ayant cessé d’être une marchandise, il n’y avait plus de marchand d’argent, plus de sélection, plus de banquier privé n’accordant des prêts qu’en fonction du profit maximum qu’il espérait en tirer. C’est ainsi que la ville réussit à solder tous ses arriérés, sept routes neuves, douze nouvelles routes furent projetées, on étendit le système de canalisation, on planta des arbres, on reboisa la forêt…et il y eut du travail pour tous !
En 1933, Wôrgl avait une nouvelle piste de ski et une piscine. Un nouveau pont en ciment armé portait l’inscription : « Construit avec de l’argent libre ».
Mais la Banque d’Autriche porta plainte pour atteinte à son privilège de battre la monnaie et la municipalité fut dans l’obligation d’arrêter. Les monnaies secondaires disparurent et la banque centrale d'Autriche poussa un profond soupir de soulagement. Le chômage qui avait disparu, reprit avec son cortège de misère et de détresse et quelques années plus tard c'était l'Anschluss...En 1956, à Lignières-en-Berri (France), cette même monnaie franche redressa en un an une ville ruinée par l’exode rural.
Mais sur plainte de la Banque de France, et pour les mêmes raisons qu’en Autriche, l’expérience fut interdite.
[Lire, à ce sujet, le reportage de Claude Bourdet dans l'Illustration du 09/09/1933 et dans le numéro 488 de Sciences et Vie de mai 1958]
A ce propos, on peut s'interroger, sur le silence assourdissant des ouvrages d'économie, des syndicats et des partis progressistes.
CREER N’EST PAS PRETER…
QUAND UN BANQUIER VOUS ACCORDE UN PRET,
IL NE VOUS PRETE RIEN…
IL CREE DES LIGNES D’ECRITURE
Depuis des siècles les banquiers entretiennent la confusion entre prêter et créer.
Quand vous empruntez 1000 € auprès d’une banque, le banquier, en fait, ne vous prête absolument rien.
De même qu’on a cru longtemps que le soleil se déplaçait d’est en ouest, de la même façon aujourd’hui on croit encore que, lors d’un prêt, une somme d’argent se déplace des caisses de la banque vers le compte de l’emprunteur.
Et bien non, malgré les apparences, il n’y pas de mouvement de monnaie puisque le banquier ne possède pas lui-même cette somme. Il ne fait que créer une symbolique qui n’est qu’une reconnaissance de dette envers la société. Par un montant inscrit sur votre compte, le banquier atteste que vous devez produire un bien ou un service d’une valeur de 1000 €.
Dans la réalité, le banquier ne vous prête strictement rien quand, prétendument, il vous prête une somme d’argent puisqu’il ne possède pas la somme en question. Cette somme ne lui appartient pas, et comment pourrait-elle lui appartenir puisqu’une seconde avant qu’il vous accorde le prêt, la somme correspondante n’est pas en sa possession, une seconde après non plus. Cela remet en question une idée reçue : que le banquier utiliserait les dépôts de ses clients pour effectuer des prêts. Pas du tout, avec les dépôts, le banquier spécule, voire investit, mais il ne prête pas. Ce qui est sûr, c’est qu’après vous avoir garanti un prêt, le banquier n’est pas moins riche, il ne s’est dépossédé de rien. Le banquier ne rentre pas chez lui le soir en disant à sa femme et à ses enfants :
« Chérie, nous n’irons pas en vacances, car j’ai prêté beaucoup d’argent aujourd’hui. Nous attendrons que mes clients m’aient remboursé pour partir. »
Mais alors que s’est-il passé puisque dès que je sors de la banque je peux acheter pour 1000€ de marchandises?
En fait ce qu’on appelle prêt, n’est, ni plus ni moins qu’une autorisation d’acheter, mais à la condition de vous engagez à produire des biens ou des services pour 1000 €. Votre compte crédité de 1000€ c’est exactement comme une lettre reconnaissant devant la société des hommes que vous vous engagez à travailler pour produire l’équivalent de 1000€. Puisque quelqu’un a consacré du temps afin de satisfaire l’un de vos besoins, il semble juste de rendre la pareille.
Le crédit accordé par le banquier, c’est le banquier qui dit à son client :
« Je vous crois, je reconnais votre sincérité, j’ai là suffisamment de garanties qui m’amènent à croire que vous vous engagerez à produire de votre côté, un bien ou un service d’un montant équivalent. Je vous fais crédit, je vous crois, je compte sur vous, je vous fais confiance. »
Crédit vient du latin credere, croire…
Quand vous sortez de la banque vous n’avez en fait qu’un certificat certifiant votre engagement à travailler, ou si vous êtes plus malin que la moyenne, à tirer profit du travail des autres pour rendre la politesse à celui qui vous a vendu ce produit.
La capacité de donner l’autorisation d’acquérir un produit ou un service appartenant à un autre relève d’un acte de justice. En fait le banquier se comporte jusque là comme un sage, un arbitre un juge qui sécurise l’échange Celui à qui vous achetez un bien est assuré de pouvoir se procurer un autre bien grâce à votre travail. Le seul petit problème, c’est que le banquier n’est qu’un juge privé dont la fonction est issue d’une vieille tradition, tout simplement d’un privilège, que sont octroyés les orfèvres du Moyen-âge, initialement gardien de l’or des autres. De même qu’un juge n’est pas rémunéré en fonction de l’importance de l’arbitrage qu’il rend, un banquier ne devrait pas être rémunéré en fonction du crédit, de la confiance qu’il accorde à un individu. Le juge reçoit un salaire indépendamment de l’importance des dossiers qu’il a à traiter, il devrait en être de même s’agissant d’un banquier. Par principe la justice est un acte gratuit.
Avouez tout de même, que la confiance qu’on vous accorde vous allez la payer excessivement cher. De cette confiance que vous avez sollicitée pour 1000 € il vous en coûtera 10 % de 1000 € au bout d’un an. Et 100 €, pour un smicard, cela représente 3 jours de travail, 3 jours pour quelques malheureuses secondes prises par le banquier à taper 1000 € sur le clavier de son ordinateur !
« Dans son essence, la création de monnaie ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique à la création de monnaie par des faux-monnayeurs. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. »
Maurice ALLAIS, prix Nobel d’économie
Création ex nihilo : création à partir de rien.
LA MONNAIE, UNE FORMIDABLE INVENTION
La monnaie est une formidable invention pour faciliter les échanges et nous libérer des pesanteurs du troc. En ce sens le travail du banquier est indispensable pour fournir aux usagers l’argent nécessaire.
Mais au cours des siècles les banquiers récupérèrent pour leur seul profit ce système et le détournèrent de son objectif initial en faisant de la monnaie une marchandise. Au même titre que la santé et que l’éducation la monnaie ne doit pas être une marchandise dont une minorité tire profit.
Autant il est juste de rémunérer le travail du banquier pour son rôle de distributeur de monnaie, autant il est parfaitement illégitime de faire des dons aux banquiers qu’on appelle pudiquement intérêts.
Avec les intérêts, l’objectif d’un banquier devient celui de n’importe quel marchand, tirer profit de la marchandise qu’il vend, en l’occurrence la monnaie. Par définition, la monnaie, témoin de l’échange, ne devrait être ni vendue ni achetée. La monnaie, témoin de l’échange, témoigne de la réalité du passage d’un produit d’une main à une autre, et un témoin par vocation se doit de rester neutre
Bien évidemment, contraints et forcés nous utilisons cette monnaie marchandise à défaut d’autre chose, mais cette monnaie réduit considérablement les échanges de biens et de services dont nous avons besoin.
L'objectif des banques privées n'est pas du tout d'émettre l'argent selon les besoins de la population, mais de faire le plus de profits possible en amenant l’état, les entreprises et les individus à s'endetter. Le banquier préfère affamer des populations entières plutôt que de laisser les gens échanger des biens avec une monnaie qui ne serait pas la sienne, avec une monnaie dont il ne tirerait aucun profit. Les banquiers n’ont jamais supporté l’existence de monnaie de ce type, de monnaie libre.
A ce régime, le monde est condamné à l’endettement éternel puisqu’il n’y a pas de création monétaire ex nihilo pour payer ces intérêts. Les intérêts de la dette nous forcent à produire toujours plus de biens au delà de la satisfaction de nos besoins.
Pour un banquier, ce qui importe c’est que les gens utilisent sa monnaie dont il tire profit par le biais des intérêts.
Du sommet à la base de la pyramide sociale, les intérêts sont répercutés à l’étage inférieur, chaque catégorie, de haut en bas cherche à faire endosser par les autres tout ou partie de la part d’intérêt.
10% de privilégiés tirent profit de ce système, pour les 10% suivants, c’est neutre et ensuite le poids de la dette ne fait que s’alourdir pour les 80% restant.
Au fur et à mesure qu’on descend du sommet de la pyramide sociale vers le bas, les intérêts pèsent de plus en plus lourdement. Ceux qui souffrent le plus, ce sont les populations des bidonvilles des pays du Sud.
DU SUD AU NORD,
UNE EPEE DE DAMOCLES… LES INTERETS DE LA DETTE
Une idée reçue, la dette ne concernerait que les seuls pays du Sud. C’est oublier que nous sommes tous pris par la dette, de notre naissance jusqu’à notre mort. En effet, dès que nous achetons un bien ou un service, nous payons toujours une part d'intérêts qui est incluse dans le prix, et cette part est fonction des investissements qui ont été nécessaires pour la production considérée.
Pour des services de main d'œuvre peu qualifiée cette part est voisine de 10%, mais elle peut atteindre 80% si la production nécessite beaucoup de capital et peu de main d'oeuvre. L’intérêt de la dette liée aux investissements représente, en moyenne, 40% du prix d’une marchandise hors taxe. Un scoop ! le placement de quelques sous à l'époque du Christ, à 4 % d'intérêt, correspondrait aujourd'hui à plusieurs fois le poids en or de la planète.
« Quand aux déficits budgétaires successifs de la France ils ont conduit à une dette publique qui aujourd'hui est de 600 milliards €, ce qui coûte 36 milliards € environ d'intérêts par an (en 1999), soit plus de 100 millions par jour, ou 4 millions à l'heure ou enfin 69 000 € à la minute. »
Quelques chiffres pour l’année 2004 :
-PIB, 1650 milliards €
-Budget, 283 milliards €
-Intérêts de la dette, une somme sensiblement équivalente aux impôts sur le revenu, plus de 50 milliards €, soit 18% du budget de la France !
Là encore, par l'intermédiaire de l'intérêt, une somme colossale est transférée du monde économique au monde financier, et contribue à l'asphyxie du premier et à la congestion du second. Les banques créent bien l'argent des prêts, mais elles ne créent pas l'argent des intérêts.
A tout niveau, ce type de création monétaire privée engendre des rapports sociaux fondés sur le vol légalisé du travail de l’autre. C’est la loi du renard dans le poulailler, le renard domine les coqs qui dominent les poules qui dominent les poussins. Cela s’appelle aussi la loi de la jungle, où les plus faibles sont éliminés.
UN PREALABLE POUR LES ONG ET ASSOCIATIONS PROGRESSISTES,
UN MONNAIE SANS INTERETS
Tous, nous sommes concernés par la dette, de la plus grande entreprise à la plus petite association. Tant que l’argent sera une marchandise, le mouvement associatif sera plombé par les intérêts de la dette, puisque les banquiers, en toute impunité, protégés par le bouclier politique, se jouent de nous en faisant varier les taux d’intérêt. La dette oblige nombre d’entre nous à avoir des activités professionnelles dont les finalités sont parfois contraires aux buts que poursuit le monde associatif.
Des quartiers favorisés du Nord aux bidonvilles du Sud, en passant par nos cités de banlieue, chacun, à sa manière fait payer la dette par plus faible que lui. En fin de chaîne, les populations du tiers monde en supportent tout le poids avec son cortège de misère, de malnutrition, de famine, de maladies d’épidémies, de révoltes de la faim de répression, et de flot de réfugiés du Sud vers le Nord prêts à tout pour échapper à la misère. Prêts à tout pour échanger beaucoup de travail contre un peu d’argent que l’on échange pour manger et se loger.
ONG et associations remplies de bonne volonté sont pris au sein de contradictions insurmontables, car pour faire vivre l’associatif, il faut faire des dons, payer des cotisations avec de l’argent-marchandise résultant d’un emprunt. C’est à dire de l’argent qui a été acheté en utilisant ou en fabriquant des biens ou des services qui peuvent représenter une source de malheur pour une partie de la planète (industries polluantes, emballages superflus, armes etc…) .
UNE MONNAIE SANS INTERET POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE
La dette agit comme une pompe aspirante qui aide à transférer l'argent des mains de ceux qui n'en ont pas ou peu, à ceux qui en ont le plus. En effet, les premiers sont obligés d'emprunter de l'argent car ils en ont besoin pour vivre et les seconds leur prêtent puisqu'ils en disposent.
NOTRE INTERET
UNE MONNAIE SANS INTERET
Au nom du remboursement des intérêts de la dette, les banquiers nous entraînent vers un productivisme effréné, pain ou bombes, viande ou drogue, qu’importe, il faut produire quel qu’en soit le coût humain, pollution, misère sociale. Ce qui explique la bonne santé des paradis fiscaux et son cortège d’argent sale aux profits mirobolants. La monnaie, formidable invention, pour dépasser le troc et faciliter les échanges, a été transformée en
marchandise qu’on doit acheter contre du vrai travail.
GUERRE OU PAIX,
C’EST TOUJOURS L’INTERET DES BANQUIERS
« Les banquiers américains ont prêté des sommes considérables à Hitler qui les a remboursé en pillant l’Europe. Ces mêmes banquiers ont continué à s’enrichir en accordant des emprunts pour la reconstruction l’Europe dévastée d’après guerre. »
De même que nous trouvons immoral que des faux monnayeurs puissent s’enrichir en vendant de la monnaie fabriquée par eux, il est pareillement immoral que des banques privées tirent profit d’un tel système.
Ce que nous n’acceptons pas des faux monnayeurs nous ne pouvons l’accepter de qui que ce soit. Pour preuve, on préfère consentir des prêts pour le lancement de technologies gadgets, de spectacle télé avilissant alors que qu’on refusera la moindre avance à des petits paysans s’inscrivant dans une logique de sécurité alimentaire.
LE SILENCE DES GOUVEREMENTS FACE AU SERVAGE MONETAIRE
De la masse monétaire créée dépend très étroitement la capacité d’investir et donc tout simplement le taux de chômage.
L’idée que les gouvernements du monde entier acceptent sans broncher pareille chose peut vous paraître incroyable, et bien c’est le fait que cela soit incroyable qui constitue la meilleure des protections des agissements des banquiers. En plusieurs siècles de règne quasi absolu, les banques ont accumulé un pouvoir extraordinaire.
Le pouvoir de créer la monnaie est accepté aujourd’hui comme jadis était accepté le pouvoir féodal ou le pouvoir royal, comme étant inscrit dans l’ordre naturel des choses. Quand on constate le poids des intérêts, 40%, en moyenne, du prix d’une marchandise hors taxe, on en conclut que nous travaillons gratuitement une grande partie de notre temps pour les banquiers. L’usage du verbe emprunter à la place du verbe créer masque complètement ce servage monétaire !
C’EST QUE LA PENURIE DE MONNAIE EST…
UN REMARQUABLE INSTRUMENT DE CONTROLE DES POPULATIONS
Société d’abondance de biens et pénurie de pouvoir d’achat, pourquoi ?
L’abondance est un danger pour les banquiers…et les hommes de pouvoir, car source de temps libéré, de liberté d’esprit retrouvé, de liens solidaires et donc de remise en question des privilèges de toute sorte. Dans un monde marqué par la possibilité de produire tous les biens nécessaires à la vie, on crée artificiellement la pénurie en jouant sur les taux d’intérêts et donc sur le pouvoir d’achat.
La pénurie de monnaie provoque l’angoisse, la peur du lendemain et donc la soumission, l’acceptation de n’importe quel travail générateur de pouvoir d’achat même minime. Dans les faits, les banques centrales sont sous le contrôle de banques privées qui agissent en totale autonomie. Autant il est juste de rembourser une somme empruntée, autant il est absolument inique de payer des intérêts, c'est-à-dire de travailler, de produire des richesses contre de la monnaie qui a été créée ex nihilo, c'est-à-dire à partir de rien. Le service bancaire devrait être rémunéré comme n’importe quel service comptable.
Les intérêts de la dette agissent comme un cancer qui ronge le corps social.
Les intérêts de la dette ont fait du banquier, véritable seigneur de la monnaie, un féodal qui dispose du travail des autres. David Rockefeller, ne disait-il pas : « quelque chose doit remplacer les gouvernements, et l'industrie privée me semble l'entité adéquate pour le faire ».
Quand à Thomas Jefferson (troisième président des Etats-Unis) il déclarait : « Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu'une armée debout. Celui qui contrôle l'argent de la nation contrôle la nation ».
LES PARLEMENTAIRES DOIVENT PROPOSER
UNE LOI DE SECURITE MONETAIRE
QUI REDONNE A L’ETAT, ET A LUI SEUL,
LE DROIT DE BATTRE LA MONNAIE
A nous de les interpeller…
POUR QUE LE MONDE NE SOIT PLUS UNE MARCHANDISE
ENCORE FAUT-IL
QUE LA MONNAIE CESSE D’ETRE UNE MARCHANDISE !
ANNEXE
« Si vous permettiez aux banquiers d'émettre l'argent d'une nation, ils ne se soucieraient pas des lois. » Baron Rothschild
En 1865, dans une lettre envoyée par un banquier londonien à ses confrères de Wall Street à New York :
" Messieurs, un certain M. John Sherman nous a écrit qu'il n'y a jamais eu autant de chance pour les capitalistes d'accumuler de la monnaie que par "un décret promulgué", selon le plan formulé par l'Association Britannique des Banquiers. Il donne presque tous pouvoirs à la banque nationale sur les finances de la nation. (...) si ce plan prenait force de loi, il en découlerait de grands profits pour la fraternité des banquiers dans le monde entier.(...) M. Sherman dit que les quelques personnes qui comprennent ce système ou bien seront intéressées à ses profits ou bien dépendront tellement de ses faveurs qu'il n'y aura pas d'opposition de la part de cette classe, alors que la grande masse du peuple, intellectuellement incapable de comprendre les formidables avantages que tire le capital du système, portera son fardeau sans complainte et peut-être sans s'imaginer que le système est contraire à ses intérêts. Vos serviteurs dévoués. Signé : Rothschild frères"
Plus près de nous, le 17 février 1950, le banquier Paul Warburg affirmait devant le Sénat américain : « nous aurons un gouvernement mondial, que cela plaise au non. La seule question est de savoir si il sera créé par conquête ou par consentement »
Et Henry Ford… « Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin. »
Alain VIDAL
vidal.mothes@wanadoo.fr
9 mars 2005
DES PRESIDENTS ASSASINES POUR AVOIR TENU TETE AUX BANQUIERS
Pour avoir osé remettre en question la création monétaire privée, trois présidents des Etats-Unis sont morts. James Madison, Abraham Lincoln et John Kennedy furent assassinés quant à Roosevelt, il échappa de peu à un attentat.
En pleine guerre de sécession, les nordistes faillirent être vaincus car leur armée était mal approvisionnée, l’économie du Nord étant au plus bas. Les paysans et les industriels endettés éprouvaient de grandes difficultés à produire. Le poids des intérêts était tel que les patrons mettaient au chômage tout ou partie de leurs salariés par pénurie de monnaie. Entre embaucher des chômeurs ou payer les intérêts aux banquiers, il n’y avait pas le choix. Les intérêts que les banquiers exigeaient pour un prêt réduisaient d’autant plus les investissements et notamment la masse salariale.
Comme les Nordistes n’avaient pas les moyens d’emprunter à 30% à la Banque d’Angleterre, Lincoln recourut alors à 1'article I de la Constitution pour émettre une monnaie sans intérêt. Grâce à cette monnaie service, grâce à une monnaie qui n’est plus une marchandise, les industriels et les fermiers purent embaucher, il y eut suffisamment de monnaie pour payer les salaires et pour acheter de nouvelles machines. La production augmenta et les biens circulèrent en nombre. En quelques mois les états du Nord redevinrent prospères. Les soldats mieux nourris et mieux équipés gagnèrent la guerre contre les Sudistes. La paix revenue, Lincoln annonce son intention de continuer à émettre la monnaie US, au lieu d'acheter une monnaie privée à Londres comme cela était l’usage. Fou furieux, le porte-parole des banquiers de la City de Londres, Sir Goschen déclare en 1865 :
"Si cette malveillante politique financière - de Lincoln - devait perdurer pour de bon, alors ce gouvernement fournira sa propre monnaie sans frais. Il sera sans aucune dette. Il aura tout l'argent nécessaire pour mener son commerce. Il deviendra prospère à un niveau sans précédent dans toute l'histoire de la civilisation. Ce gouvernement doit être détruit ou il détruira toute monarchie sur ce globe." Le 14 avril, Lincoln était assassiné et effectivement le gouvernement fut détruit.
Déjà en 1750, Benjamin Franklin se vantait devant des membres du gouvernement anglais de la situation économique de la "Nouvelle Angleterre", colonie anglaise: « Contrairement à votre situation britannique, il n'y a pas en Nouvelle Angleterre un seul chômeur, mendiant ou vagabond. Cela grâce a l'émission sans intérêt dans nos 13 colonies "de monnaie de papier; ce qui permet de contrôler le pouvoir d'achat (en circulation) et n'engendre pas de dette publique. »
Les banquiers anglais paniqués firent voter une loi par le Parlement britannique interdisant aux colonies l’usage de cette monnaie non payante. Une année après la promulgation de cette loi, les rues des villes des colonies étaient envahies de chômeurs et de mendiants.
DANS PLUSIEURS VILLES …
LE CHOMAGE DISPARAIT
AVEC LA MONNAIE SANS INTERETS
Plus près de nous, en Autriche, en 1932-33, à Wôrgl, dans une ville de 4 300 habitants où les impôts ne rentraient plus et où les chômeurs constituaient 60% de la population active, la municipalité éradiqua le chômage en 11 mois par l’émission d’une monnaie franche. Une monnaie sans intérêt. Comme du temps de Lincoln, grâce aux économies réalisées par le non paiement d’intérêts, les employeurs embauchèrent à tour de bras, le niveau de vie de chacun s’améliora, et les finances publiques se redressèrent.
En un mot, il n’y avait plus pénurie de monnaie, un organisme central veillait à émettre de la monnaie en fonction des richesses produites. La monnaie était mise en circulation en fonction du travail que chacun pouvait accomplir, et donc en fonction des biens et des services produits. Personne parmi les gens désireux de travailler ne se retrouva au chômage au prétexte qu’il n’y avait pas d’argent pour payer les salaires. La monnaie redevenait ce qu’elle aurait toujours dû être, une servante au service de la circulation des richesses Un service municipal faisait office de banque.
La monnaie ayant cessé d’être une marchandise, il n’y avait plus de marchand d’argent, plus de sélection, plus de banquier privé n’accordant des prêts qu’en fonction du profit maximum qu’il espérait en tirer. C’est ainsi que la ville réussit à solder tous ses arriérés, sept routes neuves, douze nouvelles routes furent projetées, on étendit le système de canalisation, on planta des arbres, on reboisa la forêt…et il y eut du travail pour tous !
En 1933, Wôrgl avait une nouvelle piste de ski et une piscine. Un nouveau pont en ciment armé portait l’inscription : « Construit avec de l’argent libre ».
Mais la Banque d’Autriche porta plainte pour atteinte à son privilège de battre la monnaie et la municipalité fut dans l’obligation d’arrêter. Les monnaies secondaires disparurent et la banque centrale d'Autriche poussa un profond soupir de soulagement. Le chômage qui avait disparu, reprit avec son cortège de misère et de détresse et quelques années plus tard c'était l'Anschluss...En 1956, à Lignières-en-Berri (France), cette même monnaie franche redressa en un an une ville ruinée par l’exode rural.
Mais sur plainte de la Banque de France, et pour les mêmes raisons qu’en Autriche, l’expérience fut interdite.
[Lire, à ce sujet, le reportage de Claude Bourdet dans l'Illustration du 09/09/1933 et dans le numéro 488 de Sciences et Vie de mai 1958]
A ce propos, on peut s'interroger, sur le silence assourdissant des ouvrages d'économie, des syndicats et des partis progressistes.
CREER N’EST PAS PRETER…
QUAND UN BANQUIER VOUS ACCORDE UN PRET,
IL NE VOUS PRETE RIEN…
IL CREE DES LIGNES D’ECRITURE
Depuis des siècles les banquiers entretiennent la confusion entre prêter et créer.
Quand vous empruntez 1000 € auprès d’une banque, le banquier, en fait, ne vous prête absolument rien.
De même qu’on a cru longtemps que le soleil se déplaçait d’est en ouest, de la même façon aujourd’hui on croit encore que, lors d’un prêt, une somme d’argent se déplace des caisses de la banque vers le compte de l’emprunteur.
Et bien non, malgré les apparences, il n’y pas de mouvement de monnaie puisque le banquier ne possède pas lui-même cette somme. Il ne fait que créer une symbolique qui n’est qu’une reconnaissance de dette envers la société. Par un montant inscrit sur votre compte, le banquier atteste que vous devez produire un bien ou un service d’une valeur de 1000 €.
Dans la réalité, le banquier ne vous prête strictement rien quand, prétendument, il vous prête une somme d’argent puisqu’il ne possède pas la somme en question. Cette somme ne lui appartient pas, et comment pourrait-elle lui appartenir puisqu’une seconde avant qu’il vous accorde le prêt, la somme correspondante n’est pas en sa possession, une seconde après non plus. Cela remet en question une idée reçue : que le banquier utiliserait les dépôts de ses clients pour effectuer des prêts. Pas du tout, avec les dépôts, le banquier spécule, voire investit, mais il ne prête pas. Ce qui est sûr, c’est qu’après vous avoir garanti un prêt, le banquier n’est pas moins riche, il ne s’est dépossédé de rien. Le banquier ne rentre pas chez lui le soir en disant à sa femme et à ses enfants :
« Chérie, nous n’irons pas en vacances, car j’ai prêté beaucoup d’argent aujourd’hui. Nous attendrons que mes clients m’aient remboursé pour partir. »
Mais alors que s’est-il passé puisque dès que je sors de la banque je peux acheter pour 1000€ de marchandises?
En fait ce qu’on appelle prêt, n’est, ni plus ni moins qu’une autorisation d’acheter, mais à la condition de vous engagez à produire des biens ou des services pour 1000 €. Votre compte crédité de 1000€ c’est exactement comme une lettre reconnaissant devant la société des hommes que vous vous engagez à travailler pour produire l’équivalent de 1000€. Puisque quelqu’un a consacré du temps afin de satisfaire l’un de vos besoins, il semble juste de rendre la pareille.
Le crédit accordé par le banquier, c’est le banquier qui dit à son client :
« Je vous crois, je reconnais votre sincérité, j’ai là suffisamment de garanties qui m’amènent à croire que vous vous engagerez à produire de votre côté, un bien ou un service d’un montant équivalent. Je vous fais crédit, je vous crois, je compte sur vous, je vous fais confiance. »
Crédit vient du latin credere, croire…
Quand vous sortez de la banque vous n’avez en fait qu’un certificat certifiant votre engagement à travailler, ou si vous êtes plus malin que la moyenne, à tirer profit du travail des autres pour rendre la politesse à celui qui vous a vendu ce produit.
La capacité de donner l’autorisation d’acquérir un produit ou un service appartenant à un autre relève d’un acte de justice. En fait le banquier se comporte jusque là comme un sage, un arbitre un juge qui sécurise l’échange Celui à qui vous achetez un bien est assuré de pouvoir se procurer un autre bien grâce à votre travail. Le seul petit problème, c’est que le banquier n’est qu’un juge privé dont la fonction est issue d’une vieille tradition, tout simplement d’un privilège, que sont octroyés les orfèvres du Moyen-âge, initialement gardien de l’or des autres. De même qu’un juge n’est pas rémunéré en fonction de l’importance de l’arbitrage qu’il rend, un banquier ne devrait pas être rémunéré en fonction du crédit, de la confiance qu’il accorde à un individu. Le juge reçoit un salaire indépendamment de l’importance des dossiers qu’il a à traiter, il devrait en être de même s’agissant d’un banquier. Par principe la justice est un acte gratuit.
Avouez tout de même, que la confiance qu’on vous accorde vous allez la payer excessivement cher. De cette confiance que vous avez sollicitée pour 1000 € il vous en coûtera 10 % de 1000 € au bout d’un an. Et 100 €, pour un smicard, cela représente 3 jours de travail, 3 jours pour quelques malheureuses secondes prises par le banquier à taper 1000 € sur le clavier de son ordinateur !
« Dans son essence, la création de monnaie ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique à la création de monnaie par des faux-monnayeurs. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. »
Maurice ALLAIS, prix Nobel d’économie
Création ex nihilo : création à partir de rien.
LA MONNAIE, UNE FORMIDABLE INVENTION
La monnaie est une formidable invention pour faciliter les échanges et nous libérer des pesanteurs du troc. En ce sens le travail du banquier est indispensable pour fournir aux usagers l’argent nécessaire.
Mais au cours des siècles les banquiers récupérèrent pour leur seul profit ce système et le détournèrent de son objectif initial en faisant de la monnaie une marchandise. Au même titre que la santé et que l’éducation la monnaie ne doit pas être une marchandise dont une minorité tire profit.
Autant il est juste de rémunérer le travail du banquier pour son rôle de distributeur de monnaie, autant il est parfaitement illégitime de faire des dons aux banquiers qu’on appelle pudiquement intérêts.
Avec les intérêts, l’objectif d’un banquier devient celui de n’importe quel marchand, tirer profit de la marchandise qu’il vend, en l’occurrence la monnaie. Par définition, la monnaie, témoin de l’échange, ne devrait être ni vendue ni achetée. La monnaie, témoin de l’échange, témoigne de la réalité du passage d’un produit d’une main à une autre, et un témoin par vocation se doit de rester neutre
Bien évidemment, contraints et forcés nous utilisons cette monnaie marchandise à défaut d’autre chose, mais cette monnaie réduit considérablement les échanges de biens et de services dont nous avons besoin.
L'objectif des banques privées n'est pas du tout d'émettre l'argent selon les besoins de la population, mais de faire le plus de profits possible en amenant l’état, les entreprises et les individus à s'endetter. Le banquier préfère affamer des populations entières plutôt que de laisser les gens échanger des biens avec une monnaie qui ne serait pas la sienne, avec une monnaie dont il ne tirerait aucun profit. Les banquiers n’ont jamais supporté l’existence de monnaie de ce type, de monnaie libre.
A ce régime, le monde est condamné à l’endettement éternel puisqu’il n’y a pas de création monétaire ex nihilo pour payer ces intérêts. Les intérêts de la dette nous forcent à produire toujours plus de biens au delà de la satisfaction de nos besoins.
Pour un banquier, ce qui importe c’est que les gens utilisent sa monnaie dont il tire profit par le biais des intérêts.
Du sommet à la base de la pyramide sociale, les intérêts sont répercutés à l’étage inférieur, chaque catégorie, de haut en bas cherche à faire endosser par les autres tout ou partie de la part d’intérêt.
10% de privilégiés tirent profit de ce système, pour les 10% suivants, c’est neutre et ensuite le poids de la dette ne fait que s’alourdir pour les 80% restant.
Au fur et à mesure qu’on descend du sommet de la pyramide sociale vers le bas, les intérêts pèsent de plus en plus lourdement. Ceux qui souffrent le plus, ce sont les populations des bidonvilles des pays du Sud.
DU SUD AU NORD,
UNE EPEE DE DAMOCLES… LES INTERETS DE LA DETTE
Une idée reçue, la dette ne concernerait que les seuls pays du Sud. C’est oublier que nous sommes tous pris par la dette, de notre naissance jusqu’à notre mort. En effet, dès que nous achetons un bien ou un service, nous payons toujours une part d'intérêts qui est incluse dans le prix, et cette part est fonction des investissements qui ont été nécessaires pour la production considérée.
Pour des services de main d'œuvre peu qualifiée cette part est voisine de 10%, mais elle peut atteindre 80% si la production nécessite beaucoup de capital et peu de main d'oeuvre. L’intérêt de la dette liée aux investissements représente, en moyenne, 40% du prix d’une marchandise hors taxe. Un scoop ! le placement de quelques sous à l'époque du Christ, à 4 % d'intérêt, correspondrait aujourd'hui à plusieurs fois le poids en or de la planète.
« Quand aux déficits budgétaires successifs de la France ils ont conduit à une dette publique qui aujourd'hui est de 600 milliards €, ce qui coûte 36 milliards € environ d'intérêts par an (en 1999), soit plus de 100 millions par jour, ou 4 millions à l'heure ou enfin 69 000 € à la minute. »
Quelques chiffres pour l’année 2004 :
-PIB, 1650 milliards €
-Budget, 283 milliards €
-Intérêts de la dette, une somme sensiblement équivalente aux impôts sur le revenu, plus de 50 milliards €, soit 18% du budget de la France !
Là encore, par l'intermédiaire de l'intérêt, une somme colossale est transférée du monde économique au monde financier, et contribue à l'asphyxie du premier et à la congestion du second. Les banques créent bien l'argent des prêts, mais elles ne créent pas l'argent des intérêts.
A tout niveau, ce type de création monétaire privée engendre des rapports sociaux fondés sur le vol légalisé du travail de l’autre. C’est la loi du renard dans le poulailler, le renard domine les coqs qui dominent les poules qui dominent les poussins. Cela s’appelle aussi la loi de la jungle, où les plus faibles sont éliminés.
UN PREALABLE POUR LES ONG ET ASSOCIATIONS PROGRESSISTES,
UN MONNAIE SANS INTERETS
Tous, nous sommes concernés par la dette, de la plus grande entreprise à la plus petite association. Tant que l’argent sera une marchandise, le mouvement associatif sera plombé par les intérêts de la dette, puisque les banquiers, en toute impunité, protégés par le bouclier politique, se jouent de nous en faisant varier les taux d’intérêt. La dette oblige nombre d’entre nous à avoir des activités professionnelles dont les finalités sont parfois contraires aux buts que poursuit le monde associatif.
Des quartiers favorisés du Nord aux bidonvilles du Sud, en passant par nos cités de banlieue, chacun, à sa manière fait payer la dette par plus faible que lui. En fin de chaîne, les populations du tiers monde en supportent tout le poids avec son cortège de misère, de malnutrition, de famine, de maladies d’épidémies, de révoltes de la faim de répression, et de flot de réfugiés du Sud vers le Nord prêts à tout pour échapper à la misère. Prêts à tout pour échanger beaucoup de travail contre un peu d’argent que l’on échange pour manger et se loger.
ONG et associations remplies de bonne volonté sont pris au sein de contradictions insurmontables, car pour faire vivre l’associatif, il faut faire des dons, payer des cotisations avec de l’argent-marchandise résultant d’un emprunt. C’est à dire de l’argent qui a été acheté en utilisant ou en fabriquant des biens ou des services qui peuvent représenter une source de malheur pour une partie de la planète (industries polluantes, emballages superflus, armes etc…) .
UNE MONNAIE SANS INTERET POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE
La dette agit comme une pompe aspirante qui aide à transférer l'argent des mains de ceux qui n'en ont pas ou peu, à ceux qui en ont le plus. En effet, les premiers sont obligés d'emprunter de l'argent car ils en ont besoin pour vivre et les seconds leur prêtent puisqu'ils en disposent.
NOTRE INTERET
UNE MONNAIE SANS INTERET
Au nom du remboursement des intérêts de la dette, les banquiers nous entraînent vers un productivisme effréné, pain ou bombes, viande ou drogue, qu’importe, il faut produire quel qu’en soit le coût humain, pollution, misère sociale. Ce qui explique la bonne santé des paradis fiscaux et son cortège d’argent sale aux profits mirobolants. La monnaie, formidable invention, pour dépasser le troc et faciliter les échanges, a été transformée en
marchandise qu’on doit acheter contre du vrai travail.
GUERRE OU PAIX,
C’EST TOUJOURS L’INTERET DES BANQUIERS
« Les banquiers américains ont prêté des sommes considérables à Hitler qui les a remboursé en pillant l’Europe. Ces mêmes banquiers ont continué à s’enrichir en accordant des emprunts pour la reconstruction l’Europe dévastée d’après guerre. »
De même que nous trouvons immoral que des faux monnayeurs puissent s’enrichir en vendant de la monnaie fabriquée par eux, il est pareillement immoral que des banques privées tirent profit d’un tel système.
Ce que nous n’acceptons pas des faux monnayeurs nous ne pouvons l’accepter de qui que ce soit. Pour preuve, on préfère consentir des prêts pour le lancement de technologies gadgets, de spectacle télé avilissant alors que qu’on refusera la moindre avance à des petits paysans s’inscrivant dans une logique de sécurité alimentaire.
LE SILENCE DES GOUVEREMENTS FACE AU SERVAGE MONETAIRE
De la masse monétaire créée dépend très étroitement la capacité d’investir et donc tout simplement le taux de chômage.
L’idée que les gouvernements du monde entier acceptent sans broncher pareille chose peut vous paraître incroyable, et bien c’est le fait que cela soit incroyable qui constitue la meilleure des protections des agissements des banquiers. En plusieurs siècles de règne quasi absolu, les banques ont accumulé un pouvoir extraordinaire.
Le pouvoir de créer la monnaie est accepté aujourd’hui comme jadis était accepté le pouvoir féodal ou le pouvoir royal, comme étant inscrit dans l’ordre naturel des choses. Quand on constate le poids des intérêts, 40%, en moyenne, du prix d’une marchandise hors taxe, on en conclut que nous travaillons gratuitement une grande partie de notre temps pour les banquiers. L’usage du verbe emprunter à la place du verbe créer masque complètement ce servage monétaire !
C’EST QUE LA PENURIE DE MONNAIE EST…
UN REMARQUABLE INSTRUMENT DE CONTROLE DES POPULATIONS
Société d’abondance de biens et pénurie de pouvoir d’achat, pourquoi ?
L’abondance est un danger pour les banquiers…et les hommes de pouvoir, car source de temps libéré, de liberté d’esprit retrouvé, de liens solidaires et donc de remise en question des privilèges de toute sorte. Dans un monde marqué par la possibilité de produire tous les biens nécessaires à la vie, on crée artificiellement la pénurie en jouant sur les taux d’intérêts et donc sur le pouvoir d’achat.
La pénurie de monnaie provoque l’angoisse, la peur du lendemain et donc la soumission, l’acceptation de n’importe quel travail générateur de pouvoir d’achat même minime. Dans les faits, les banques centrales sont sous le contrôle de banques privées qui agissent en totale autonomie. Autant il est juste de rembourser une somme empruntée, autant il est absolument inique de payer des intérêts, c'est-à-dire de travailler, de produire des richesses contre de la monnaie qui a été créée ex nihilo, c'est-à-dire à partir de rien. Le service bancaire devrait être rémunéré comme n’importe quel service comptable.
Les intérêts de la dette agissent comme un cancer qui ronge le corps social.
Les intérêts de la dette ont fait du banquier, véritable seigneur de la monnaie, un féodal qui dispose du travail des autres. David Rockefeller, ne disait-il pas : « quelque chose doit remplacer les gouvernements, et l'industrie privée me semble l'entité adéquate pour le faire ».
Quand à Thomas Jefferson (troisième président des Etats-Unis) il déclarait : « Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu'une armée debout. Celui qui contrôle l'argent de la nation contrôle la nation ».
LES PARLEMENTAIRES DOIVENT PROPOSER
UNE LOI DE SECURITE MONETAIRE
QUI REDONNE A L’ETAT, ET A LUI SEUL,
LE DROIT DE BATTRE LA MONNAIE
A nous de les interpeller…
POUR QUE LE MONDE NE SOIT PLUS UNE MARCHANDISE
ENCORE FAUT-IL
QUE LA MONNAIE CESSE D’ETRE UNE MARCHANDISE !
ANNEXE
« Si vous permettiez aux banquiers d'émettre l'argent d'une nation, ils ne se soucieraient pas des lois. » Baron Rothschild
En 1865, dans une lettre envoyée par un banquier londonien à ses confrères de Wall Street à New York :
" Messieurs, un certain M. John Sherman nous a écrit qu'il n'y a jamais eu autant de chance pour les capitalistes d'accumuler de la monnaie que par "un décret promulgué", selon le plan formulé par l'Association Britannique des Banquiers. Il donne presque tous pouvoirs à la banque nationale sur les finances de la nation. (...) si ce plan prenait force de loi, il en découlerait de grands profits pour la fraternité des banquiers dans le monde entier.(...) M. Sherman dit que les quelques personnes qui comprennent ce système ou bien seront intéressées à ses profits ou bien dépendront tellement de ses faveurs qu'il n'y aura pas d'opposition de la part de cette classe, alors que la grande masse du peuple, intellectuellement incapable de comprendre les formidables avantages que tire le capital du système, portera son fardeau sans complainte et peut-être sans s'imaginer que le système est contraire à ses intérêts. Vos serviteurs dévoués. Signé : Rothschild frères"
Plus près de nous, le 17 février 1950, le banquier Paul Warburg affirmait devant le Sénat américain : « nous aurons un gouvernement mondial, que cela plaise au non. La seule question est de savoir si il sera créé par conquête ou par consentement »
Et Henry Ford… « Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin. »
Alain VIDAL
vidal.mothes@wanadoo.fr