Des bombes
sur Gaza,
c’est
bon pour l’emploi…
par Alain Vidal
par Alain Vidal
A Versailles, Rennes, Roanne, Bourges….l’argent
des salariés de l’armement, fait vivre des salariés d'autres entreprises, de même que des boulangers,
des coiffeurs, des livreurs, des producteurs bio, des AMAP…
Mais comment
protester contre le bombardement de Gaza,
tout en
défendant les emplois salariés qui
produisent des armes pour Israël ?
Si Hollande condamnait le massacre, l’arrêt
des ventes d’armes à Israël aggraverait le chômage et la casse du service
public. Pourquoi les grandes puissances enverraient les casques bleus, alors
que Gaza représente pour les grands marchands d’armes des pays siégeant au
Conseil de Sécurité (dont la France), un excellent laboratoire à ciel
ouvert pour expérimenter des technologies de pointe?
Tous,
malgré nous, nous bénéficions de ce commerce infâme, rien que par les impôts
sur les salaires et les profits pris sur les ventes d’armes et qui financent les
hôpitaux, les écoles, les centres culturels... !
Pour
Israël, 4èmeexportateur
d’armes,
chaque campagne militaire
est une campagne publicitaire
chaque campagne militaire
est une campagne publicitaire
Après les massacres,
les ventes d’armes explosent !
Nous
sommes tous pris au piège du salariat qui nous force à forger les armes des massacreurs.
Le
temps économisé par le progrès technologique ne doit plus être celui du chômage
et du commerce des armes. Des armes, servant à mater les révoltes de chômeurs
et les émeutes de la faim.
Aucune
guerre industrielle n’est possible sans le salariat. Dans « La guerre est un racket » (1934), Butler, général des
Marines, accusait les grands patrons US, fauteurs de guerre, d’avoir fait de
lui « le gangster du
capitalisme » et Philippe Burtin, aujourd’hui, PDG du groupe d’armement
Nexter (détenu par l’état français) se réjouit des conflits à venir… Il écrit: «Dans un monde de plus en plus incertain,
les opportunités sont nombreuses et Nexter a des atouts pour les transformer en
réussite».
Que signifie
le soutien à la résistance palestinienne,
sans résistance
réelle au travail salarié ?
Tant que les armes qui massacrent les
Palestiniens, auront rang de richesses au même titre que l’eau et le
pain :
« Le capitalisme portera en lui la guerre comme la nuée porte l'orage » (Jaurès).
Quand des
gens résistent sous les bombes, la moindre des choses serait, là où elles ne
tombent pas encore, de faire œuvre d’éducation populaire, de préparer le
post-salariat associé à l’abolition de la monnaie-dette.
Combien de
temps allons-nous encore accepter
que l’argent qui autorise la construction
de nos écoles et de nos hôpitaux,
que l’argent qui autorise la construction
de nos écoles et de nos hôpitaux,
provienne
de ventes d’armes
destinées à détruire
destinées à détruire
les écoles
et les hôpitaux de Gaza?
Qu’est-ce
que la prétendue liberté politique quand « le
salarié…est dans l'ordre économique réduit à une sorte de servage » (Jaurès).
Le salariat s’est construit par une dette bancaire illégitime qui dépossède les producteurs indépendants librement associés. Le travail salarié abolit notre libre-arbitre, en tuant la liberté de travailler pour le bien commun. Il faut en finir avec la croyance fausse de la neutralité de la monnaie.
Le salariat s’est construit par une dette bancaire illégitime qui dépossède les producteurs indépendants librement associés. Le travail salarié abolit notre libre-arbitre, en tuant la liberté de travailler pour le bien commun. Il faut en finir avec la croyance fausse de la neutralité de la monnaie.
Seule une
monnaie
dont la traçabilité garantit l’intérêt général,
dont la traçabilité garantit l’intérêt général,
redonnera
aux Palestiniens
le droit imprescriptible à la vie.
le droit imprescriptible à la vie.
Continuer à évaluer les richesses sur la valeur travail
est immoral, car tout travail n’est pas
toujours recommandable ! A savoir, l’Union Européenne a décrété que l’argent du
commerce de la drogue et de la prostitution soit reconnu comme une richesse des pays et intégré au PIB !
Seule la création
monétaire (sans taux d’intérêts illégitimes), alignée sur des quantités de biens
respectant l’intérêt général, garantira la traçabilité d’une monnaie respectant
notre bien commun.
Cette monnaie
autorisera une prospérité jamais égalée, les technologies redevenues patrimoine
commun, réduiront le temps de travail,
avec un développement des services publics d’une qualité jamais atteinte. Les biens matériels produits par des
travailleurs librement associés, seront, avec cette monnaie, identifiables et
identifiés comme respectant les hommes et leur environnement.
Pour une société post-salariale,
une « loi pour le contrôle public des banques »




