samedi 20 juin 2020


La France civilise l’Algérie


par Alain Vidal

De 1830 à 1871, de Louis-Philippe à la Troisième République, la bourgeoisie française fera la conquête de l’Algérie. Saint-Arnaud, arrivé lieutenant en partira général de division.
 Pour son héroïsme au combat, il fut promu maréchal de France.
Quasiment chaque jour, il écrivit à son frère, lui dérivant avec force détails, ses faits d’armes.
De cette correspondance un livre fut publiée sous le titre Lettres du Maréchal Saint-Arnaud

« Le pillage exercé d’abord par les soldats, s’étendit ensuite aux officiers, et quand on évacua Constantine, il s’est trouvé comme toujours, que la part la plus riche et la plus abondante était échouée à la tète de l’armée et aux officiers de l’état-major. » 
(Prise de Constantine, octobre 1837.)

« Nous resterons jusqu’à la fin de juin à nous battre dans la province d’Oran, et à y ruiner toutes les villes, toutes les possessions de l’émir. Partout, il trouvera l’armée française, la flamme à la main. » (Mai 1841.)
« Mascara, ainsi que je l’ai déjà dit, a dû être une ville belle et importante. Brulée en partie et saccagée par le maréchal Clauzel en 1855. »

« Nous sommes dans le centre des montagnes entre Miliana et Cherchell. Nous tirons peu de coup de fusil, nous brûlons tous les douars, tous les villages, toutes les cahutes. L’ennemi fuit partout en emmenant ses troupeaux » (avril 1842)

« Le pays des Beni-Menasser est superbe et l’un des plus riches que j’ai vu en Afrique. Les villages et les habitants sont très rapprochés. Nous avons tout brûlé, tout détruit. Oh la guerre, la guerre ! Que de femmes et d’enfants, réfugiés dans les neiges de l’Atlas, y sont morts de froid et de misère !... Il n’y a pas dans l’armée cinq tués et quarante blessés. » (Région de Cherchell, avril 1842)

« Deux belles armées... se donnant la main fraternellement au milieu de l’Afrique, l’une partie de Mostaganem le 14, l’autre de Blidah le 22 mai, rasant, brûlant, chassant tout devant elles. » 

(mai 1842, de Mostaganem à Blidah il y a 250 kilomètres.)

« On ravage, on brûle, on pille, on détruit les maisons et les arbres. Des combats : peu ou pas. » 

(Région de Miliana, juin 1842)

«  Entouré d’un horizon de flammes et de fumées qui me rappellent un petit Palatinat en miniature, je pense à vous tous et je t’écris.
 Tu m’as laissé chez les Brazes, je les ai brûlés et dévastés. Me voici chez les Sindgad, même répétition en grand, c’est un vrai grenier d’abondance... Quelques-uns sont venus pour m’amener le cheval de soumission. Je l’ai refusé parce que je voulais une soumission générale, et j’ai commencé à brûler. » 
(Ouarsenis, Octobre 1842)

« Le lendemain 4, je descendais à Haimda, je brûlais tout sur mon passage et détruisais ce beau village...Il était deux heures, le gouverneur (Bugeaud) était parti. Les feux qui brûlaient encore dans la montagne, m’indiquaient la marche de la colonne. »

(Région de Miliana, février 1843.)

« Des tas de cadavres pressés les uns contre les autres et morts gelés pendant la nuit ! C’était la malheureuse population des Beni-Naâsseur, c’étaient ceux dont je brûlais les villages, les gourbis et que je chassais devant moi. » 
(Région de Miliana, février 1843.)

« Les beaux orangers que mon vandalisme va abattre !... je brûle aujourd’hui les propriétés et les villages de Ben-Salem et de Bel-Cassem-ou-Kassi. »
 (Région de Bougie, 2 octobre 1844.)


« J’ai brûlé plus de dix villages magnifiques. »
(Kabylie, 28 octobre 1844.)



« II y avait encore des groupes nombreux d’ennemis sur les pitons, j’espérais un second combat. Ils ne sont pas descendus et j’ai commencé à couper de beaux vergers et à brûler de superbes villages sous les yeux de l’ennemi. » 
(Dahra, mars 1846.)

« J’ai laissé sur mon passage un vaste incendie. Tous les villages, environ deux cents, ont été brûlés, tous les jardins saccagés, les oliviers coupés. » 

(Petite Kabylie, mai 1851.)

« Nous leur avons fait bien du mal, brûlé plus de cent maisons couvertes en tuile, coupé plus de mille oliviers. » 
(Petite Kabylie, juin 1851.)


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lundi 27 avril 2020

La retraite à l'ère des robots





Lettre ouverte d’un militant pour une économie distributive 
Ernest Barreau, ancien résistant au nazisme

La retraite à l'ère des robots
                                                                   
    En plein débat sur la réforme des retraites, à l'instar des problèmes sociaux, le gouvernement achoppe sur son financement.
Ce constat apporte les remarques suivantes :
-l'inconcevabilité de deux concepts opposés, le domaine social et la rentabilité financière,
- vassalisée par une oligarchie financière dominante depuis la guerre 14-18, la maîtrise de création monétaire échappe aux gouvernements qui se sont succédés jusqu'à ce jour.
      La main invisible mais omniprésente des marchés, dixit François Hollande, impose un diktat court-circuitant le domaine social. La sécurité sociale n'est pas cotée en bourse !
  Ce préambule permet d'analyser rationnellement le problème du financement des retraites.
   De l'ère de la révolution techno-numérique catapultant le monde à l'ère de l'abondance, gaspillage exclu, découle le constat suivant :
 « Chômage et bas salaires croissent en même temps que la productivité»
  Cela   ouvre la voie pour passer de la monnaie spéculative, thésaurisable et vagabonde, à la monnaie non-circulante maîtrisée, transformée en simple élément comptable.
 Véritable monnaie de consommation créée par les pouvoirs publics et distribuée sous forme d’un revenu égal pour tous, nominatif, et inaliénable. Un revenu garantissant le droit à la vie dans sa plénitude, de la naissance au décès.
Libéré d'une monnaie esclavagiste et suicidaire, le revenu social représente le pilier d'une économie de partage et de distribution.
 A ce stade, le problème du financement de la retraite, ne se pose plus :
le revenu égal pour tous de la naissance à la mort, concernant bien évidemment les retraités.
La dissociation du couple travail-revenu clos le débat stérile de l’allongement de l'âge du départ à la retraite. Dans ces conditions, il est relégué dans les oubliettes de l’histoire.
Aujourd’hui, vouloir allonger la durée du temps de travail devrait conduire à mettre les robots au chômage et les conserver  sous cellophane !
Pour le patronat, es robots ne sont pas fait pour donner du travail, mais pour supprimer des revenus au nom su sacro-saint profit !
Dans une société solidaire, le temps économisé par la robotisation, serait déversé dans les services d’intérêt général.
Notamment dans la santé, hôpitaux, EHPAD…domaine où le manque de personnel qualifiés-qualifiables fait cruellement défaut !
Pénurie de personnel, pour cause de non-rentabilité, la sécurité sociale n'étant pas cotée en bourse !
Au nom d'un minimum du bien commun, des milliers de postes sont à créer. Leur création exigeant un nécessaire courage civique ! 
Récapitulation
 La retraite à l'ère des robots, le travail devient Service social effectué par roulement, la durée du temps de travail diminuant en fonction des progrès technologique !
Incluse dans le « Droit à la vie » de la naissance au décès de chaque individu, assuré d'un Revenu social égal pour tous, le temps libéré par les robots, ne conduit pas à la case chômage mais à la prospérité pour tous.
Libéré du profit, les innovations scientifiques et technologiques relèveront du patrimoine de l’humanité.
Conclusion
Toutes les routes mènent à Rome, dit-on, en l'occurrence,  en osmose avec les composantes de la révolution techno-numérique, libéré d'une vassalité financière,  nous reprendrons la maîtrise de création monétaire.
Une monnaie alignée sur le trésor des ressources de la planète Terre.
La voie politique, légale et légitime, démocratiquement exprimée, permettant de passer de l'économie de profit au Socialisme Distributif non marchand.
Passer d'un monde économiquement antagonisme et suicidaire à un monde convivial et fraternel.
 Un monde respectueux de l'écosystème dont toute vie est tributaire …
Le Revenu Social inscrit dans une Constitution remaniée de fond en comble, ouvrira la voie d'une révolution culturelle hautement humaniste. 
Un Revenu Social concrétisant le droit à la vie revendiqué par l’article 25 la déclaration universelle des Nations-Unies.
A l'humanité d'en saisir les bienfaits, sino elle restera de plus en plus confrontée au SIDA,  le Syndrome Infantile De l'Argent !


N-B :
 Comme sus-expliqué, le revenu social décent ne peut se réaliser que dans une économie-non-marchande, sinon il repose sur du bricolage et jonglerie financière !

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dimanche 3 novembre 2019






Le travail en prison en France :
du salariat à l’esclavage
Alain Vidal

Pour les Nations-Unies, en prison, quand le travail conditionne la réduction de peine, ce travail relève de l’esclavage.
Surexploités, comparativement aux salariés embauchés avec un contrat de travail, victimes d’un chantage à la réduction de peine supplémentaire, des femmes, des hommes, en sont réduits au travail forcé, un travail qualifié d’esclavage par l’Organisation Internationale du Travail (Nations Unies) sur la base des conventions internationales de 1930 et 1957.
En France, 75% des détenus sont des Noirs et des Arabes, descendants de colonisés. Pour beaucoup, leurs familles furent soumises au travail forcé jusqu’en 1946, en Algérie, jusqu’en 1962…
Les 75% de descendants de colonisés qui constituent la population carcérale sont en très grande majorité, des chômeurs, ayant vécu pour beaucoup des situations d’échec scolaire. A savoir  que les Noirs et les Arabes ne représentent que  13 % de la population de la France métropolitaine.
Pour Angela Davis, la prison est un système industriel en lien avec l’esclavage

Sur le site officiel du ministère de la justice, on peut lire cette offre qui est faite aux entreprises :
« Les détenus travaillent pour le compte d’entreprises privées qui installent un atelier en prison... Une solution économique, flexibilité et proximité. […] un mode de rémunération basé sur la production réelle et des charges patronales moindres, […] une souplesse et une réactivité qui permettent de mobiliser rapidement un grand nombre d’opérateurs pour répondre aux commandes.
Le programme Entreprendre initié en 2008 vise à communiquer largement sur le travail pénitentiaire, notamment en direction des entreprises. Le Code de procédure pénale indique que les relations de travail des personnes incarcérées ne font pas l’objet d’un contrat de travail entre le détenu et le concessionnaire.
L’administration pénitentiaire fournit gratuitement les locaux industriels adaptés à l’activité. Assure la surveillance et garantit la sécurité. Adapte l’organisation, l’environnement et le temps de travail aux besoins de l’entreprise. »
L’esclavage carcéral, une réponse au chômage
Licenciés, car considérés comme non rentables dans le cadre des obligations patronales qu’exige le Code du travail, en toute « légalité pénitentiaire », des chômeurs devenus détenus, alimentent un gisement de profit très convoité.        
Sans contrat de travail, travaillant à la pièce et à temps plein, pour, en moyenne, 150 € mensuel, le détenu ne relève pas du Code du travail.
Ni SMIC, ni congés payés, ni indemnités en cas d’arrêt de travail pour cause de maladie ou d’accident du travail, ni assurance chômage en cas de perte involontaire d’emploi. Aucune contestation judiciaire n’est possible pour les détenus. Tout contrôle impromptu de l’inspection du travail est interdit…Les entreprises qui emploient cette main-d’œuvre servile, le font par sous-traitants interposés, de peur de perdre leurs clients, si cette surexploitation était rendue publique. Jamais les grands médias n’abordent ce thème, le sujet est tabou.
Au-delà même de l’univers carcéral, les actionnaires en mal d’investissement et de profit, hésitent de moins en moins à utiliser des esclaves en sous-traitance. Ce système constitue une réponse forte à la non rentabilité du chômeur.

Bouygues
« Bouygues a construit le centre pénitentiaire sur ses deniers, 70 millions d’euros, et a chargé sa filiale, Themis FM, de son exploitation.
Les prisons, c’est un marché : 15 millions d’euros de loyer annuel, pendant 27 ans, payé par l’Etat à Bouygues, pour la prison d’Annœullin (Nord).
C’est la petite dernière, 688 places, inaugurée par le ministre de la Justice, Michel Mercier, la semaine dernière. La première «Full PPP», explique ce dernier avec gourmandise, un partenariat public-privé total.
Maintenance des bâtiments, restauration, blanchisserie, et même le transfert des détenus.
L’Etat a gardé ses seules missions régaliennes, la surveillance et la réinsertion. »
Libération
22.40 € brut mensuel de retraite  pour 21 ans de travail
« Les détenus, enfin, ne touchent rien en cas d’arrêt maladie – alors qu’ils cotisent – rien en période de chômage, et n’ont quasiment pas de retraite. Un détenu de 62 ans qui a travaillé vingt et un ans à la distribution des repas s’est vu assurer une retraite de 22.40 euros brut par mois.
Les personnes détenues sont privées purement et simplement de l’intégralité des droits constitutionnels protégés par le préambule de la Constitution de 1946.»
Le  Monde

En France : 50 prisons privées pour 197 établissements pénitentiaires
« Dans ces établissements à gestion déléguée, ce sont donc des groupements privés qui proposent du travail aux personnes détenues qui en font la demande : service général ou production en ateliers.
Les groupements privés sont amenés à proposer des contrats de sous-traitance à des entreprises dans les établissements dont ils ont la charge. »
 « Le Travail en prison. Enquête sur le business carcéral »

Dans les familles descendant de colonisés soumis au racisme, discriminés dans le travail et le logement, les enfants sont fortement frappés par l’échec scolaire, une fois adultes confrontés au chômage, par manque de revenus ils représentent un terreau de prédilection pour la petite délinquance.
Angela Davis :
« A travers le monde, le racisme s’est imbriqué avec les pratiques d’emprisonnement […] un nombre disproportionné de personnes de couleur et de personnes du Sud mondialisé, sont incarcérées dans des maisons d’arrêt ou des prisons. »


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mercredi 9 janvier 2019

Justice sociale ou Titanic économique



Justice sociale ou Titanic économique

par Ernest Barreau

 
Ernest et sa petite fille Sandrine au banquet de ses 96 ans



Dans le syndrome du Titanic, Nicolas Hulot sous-entend un changement de cap économique, impératif et urgent, avant qu'un point de non-retour ne conduise au naufrage !
Partant de ce scénario (hors sinistrose) en toute objectivité et connaissance du sujet, voici mon « point de vue ».
Etant donné le démantèlement progressif des acquis sociaux, obtenus après de longues et âpres luttes par les générations précédentes, l'actualité politico-sociale et financière ne manque pas d'interpeller. 

Economiquement, 
nous sommes tous sur le même bateau, 
le capitalisme !
A l'instar des travaux d'Hercule, les douze travaux inscrits et promis lors des présidentielles de Mai 2017 par le candidat élu, Emmanuel Macron, vont bon train, tant les réformes se poursuivent et s'accélèrent.
Ces réformes concernent spécifiquement, pouvoir d'achat, santé, éducation...sacrifiés sur l'autel de la rentabilité financière (alias le profit), auxquelles s'ajoutent des privatisations rampantes, court-circuitant le dit domaine, autrement dit le monde réel.

En s'éloignant d'une civilisation conséquente, à l'ère de la révolution techno-numérique, la misère dans l'abondance est une honte et une insulte à la dignité humaine, en même temps que vecteur de haines, de violences, de conflits de toutes sortes. L'actualité le prouve quotidiennement.

En conséquence, ce monde où l'antagonisme économique est la règle, doit faire place à l'instauration d'une justice conséquente…un monde où la monnaie maîtrisée, n'est qu'un simple élément comptable au service de l'intérêt général !
Nonobstant les numéros de jongleries fiscales et budgétaires (prendre aux uns pour donner aux autres) le fait de transférer une somme d'argent déterminée, n'augmente en rien le volume de ladite somme, alors que les circonstances exigent de procéder à son augmentation.
Ceci ayant pour but la distribution d'un revenu social décent (ex pouvoir d'achat) aux millions de personnes, présentes et futures, laissées pour compte pour cause d'insolvabilité. Inhérentes à une sorte de racket financier, ces personnes sont appelées pudiquement,  « économiquement faibles ».
Inscrit dans les faits et dans l'article 25 de la déclaration universelle des droits de l'homme, en adéquation avec les composantes de la révolution techno-numérique, le revenu social décent prend toute sa valeur humaniste et universelle !

Par son gigantisme, le capitalisme a posé lui-même les jalons d'un socialisme distributif non marchand car :
 l'abondance ne se vend pas : 
elle se distribueou est détruite !

Elle se distribue par le canal d'une monnaie de consommation : monnaie intérieure créée par les pouvoirs publics de la nation (Etat), monnaie consomptible s'annulant le service effectué, tel un ticket de métro, un timbre-poste…

Socialisme distributif
Le socialisme distributif c'est la justice sociale : partage, répartition équitable. Voir traités du système économique post-capitaliste, élaboré en 1932, par son génial et humaniste concepteur Jacques Duboin dont les traités et ouvrages (comme « La Grande Relève des hommes par la science»), ont été mis sous boisseau, délibérément ou non,  au lieu qu'ils soient inscrits dans les programmes de l'éducation nationale !
L'actualité événementielle, corrobore la justesse et le bien-fondé du concept distributif. 

Rappelons cette pensée d'Albert Einstein :
« On ne résout pas un problème
avec les modes de pensées qui l'ont engendré. »

L'espoir
Face à la planète en danger, le SOS lancé par les scientifiques (toutes disciplines réunies) interpelle chacun de nous, en même temps qu’il suscite une prise de conscience collective à la hauteur de la situation.
Par suite, il exige une détermination et un courage politique sans faille , afin de passer à un système économique autodestructeur condamnable et condamné par les faits, à un système économique en adéquation avec les composantes heureuses (bis repetita) de la révolution techno-numérique et respectueux de notre planète, la Terre 
Cela nous permettant de franchir la ligne jaune d'un rubicond monétaire charriant dans ses eaux troubles une monnaie esclavagiste et potentiellement dangereuse pour les écosystèmes !
Basé sur la justice sociale, socle d'une civilisation conséquente, le socialisme distributif appliqué, c'est à dire non marchand, permet d'augurer un monde meilleur convivial et fraternel !
Tel est l'immense espoir d'un monde en recherche, face à une dérive préoccupante.
Sinon, vogue la galère à l'instar du Titanic, voguant sur un cap dangereux allant de Charybde en Scylla, le bateau économique connaîtra le même sort ! A l'homo-sapiens de changer de cap !
D’ores et déjà cette prévision est évitable et doit être évitée !
Sinon, dans le cas où une telle ultime éventualité venait à se produire, malgré les alertes répétées de l'aréopage scientifique susdit :

qui pourra dire à ses enfants et petits-enfants :
« JE NE SAVAIS PAS » ?




                                                                            le 18-12- 2018 
                                                                  Ernest Barreau
                               l'un des piliers du collectif Libérons La Monnaie


Lire les propositions de Libérons La Monnaie : 



                     
Lettre ouverte au président Macron

                                   Suite à votre initiative de lancer un débat à l'échelon national, en toute objectivité et rigueur analytique, voici mon point de vue.

Un constat
 Les réformes promises et entreprises se focalisent sur des effets, non sur les causes, alors que sans éradication de celle-ci tout changement est impossible !
C'est pourquoi, face aux contradictions insurmontables du système capitaliste, un système ni modifiable, ni régulable, condamné par les faits, il importe de changer de cap à 180 degrés. En adéquation avec la fantastique et fulgurante révolution techno-numérique,  le distributisme répond à cette demande !
Partant de ce postulat, l'on ne peut solutionner les problèmes économico-sociaux avec des solutions datant d'un passé révolu ! En l'occurrence, impossible de concilier deux choses s'excluant d'elles-mêmes : le profit financier et la satisfaction des besoins indispensables et socialement utiles à tout un chacun !
La révolution techno-numérique
  Elle renvoie tabous, préjugés et certains apprentissages, aux calendes grecques.
Par voie de conséquence, elle entraîne de facto une révolution économico-sociale, ainsi qu'une transformation des principes monétaires, permettant l'application de ses bienfaits (révolution monétique)
Du capitalisme au socialisme distributif non marchand
Le progrès technologique nous permettrait de catapulter le monde vers une ère d'abondance excluant tout gaspillage. Par nature, l’abondance ne se vend pas : elle se distribue ou est détruite !
Elle se distribue par une monnaie intérieure de consommation qui ne relève en rien de l'arnaque financière internationale.  Cette monnaie est, non plus alignée sur le temps de travail, mais basée sur une production de biens socialement utiles et créée au nom du seul intérêt général. Elle serait distribuée sous forme de revenu social égal pour tous, garanti à tout un chacun : de la naissance à la mort !
Cette monnaie consomptible dès le premier service rendu, tel un ticket de métro, timbre-poste, etc…, est nominative et inaliénable et forme le revenu susdit !
Revenu préinscrit dans la déclaration universelle des Nations-unies (article 25) dont la France est cosignataire
Supprimant le chômage, vecteur de crise économique secouant le monde, le socialisme distributif permettra enfin, que les peuples ne soient plus privés des bienfaits du progrès technique où des gens sont démolis par trop de travail et d'autres démolis par manque de travail. On pourra enfin travailler moins mais tous !
Cela permettra de mettre davantage de personnel où il y en a tant besoin, santé, vieillesse, employés des maisons de retraite… tout en ayant un revenu décent qui supprimera la misère dans le partage de l’abondance de biens essentiels à la vie
 Le remplacement des hommes par les nouvelles technologies, augmentera considérablement le temps des loisirs culturellement enrichissants. Le socialisme distributif conduit à une révolution culturelle sans précédent, augurant d'une civilisation conséquente...D'un monde économiquement et dangereusement antagonique, nous passerons à la réalisation d'un monde convivial et fraternel
Conclusion
 Tout ce qui est vitalement indispensable et socialement utile, écologiquement possible, est réalisable
Monsieur le Président, en gardant l'espoir que vous prêtiez attention à la teneur des analyses présentées, je formule les vœux suivants :
-que vous vous libériez de cette vassalité oligarchique par la maîtrise d’une création monétaire déconnectée du temps de travail et alignée sur la bio-capacité de la planète à nous offrir les matières premières et sources d’énergie dont notre existence dépend,
-que cette monnaie de consommation formant le revenu social dans l’égalité garanti, mette ainsi l'économie en osmose avec les composantes de la dite révolution au service de l'intérêt général !
Gage de paix sociale et du bonheur de vivre, sans la peur du lendemain, le Revenu social garanti éteint les brûlots de manifestations et revendications en cours, en augurant d'une révolution culturelle conséquente !
Dans  l'espoir de ce changement rationnel, daignez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma très haute considération !
Le citoyen de la France d'en bas,  humaniste et républicain
N-B Dans la cohérence des analyses et sur la même longueur d'onde, je joins le texte « Justice sociale ou Titanic économique »
Ernest Barreau,
ancien résistant, militant du collectif « Libérons la monnaie »
18-02-19