Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est école solidaire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est école solidaire. Afficher tous les articles

dimanche 15 mars 2026

POUR UNE MONNAIE TERRE DE SANTE PLANETAIRE


POUR UNE MONNAIE-TERRE DE SANTÉ PLANÉTAIRE 
 ÉCOUTONS LA TERRE, PAS LES ACTIONNAIRES » 

Pétition et vidéo:


L’appel d’Alain Vidal, chercheur indépendant, ex-professeur des écoles en quartiers populaires, membre-fondateur d’Ecole Solidaire (1988), de Libérons la Monnaie (2007) et de Mon Toit pour Toi (2016) 

Présentation 
Sourds aux appels des scientifiques, les banquiers financent massivement les énergies fossiles. Avec 9 millions de morts sur ordonnance en 2022, la pollution au C02 est la première cause de mortalité prématurée dans le monde. La monnaie bancaire appauvrit les écosystèmes et l’humain.

 La solution : un budget-terre pour un revenu-terre, validés par des chercheurs des 
« Sciences de la Vie et de la Terre ». 
Avec un budget de 12 milliards d’hectares globaux de surfaces bioproductives, partagés entre 8 milliards de Terriens, par an et par personne, chacun recevrait de la naissance à la mort, un revenu en monnaie-terre de 1,5 hectares globaux, l’équivalent de 2 tonnes d’émission de CO2. 

 La relation « producteur/consommateur » se ferait en direct, chaque production serait validée par le label : « Santé planétaire ». 
Ni pollueurs, ni pollués, économiquement tous égaux dans la neutralité carbone et le partage des surfaces bioproductives. 

Rectificatif 
Vidéo : L’empreinte carbone de Bernard Arnault a été surévaluée, il n’empêche, mondialement, si chacun consommait comme le milliardaire, il faudrait 5 000 planètes ! 

Fin de pétition : « paléoanthropologues » à la place « d’«anthropologues »
 
Au plaisir de lire vos commentaires 
Solidairement
 Alain Vidal



mercredi 30 janvier 2013

Un instit de banlieue à Gérard Depardieu

par Alain Vidal

Un instit de banlieue à Gérard Depardieu

Ta fortune (120 millions €), comme tout millionnaire,  tu la dois à l’appauvrissement d’une armée de salariés, notamment ceux des  cités de banlieue 
En effet, dans les entreprises, 40% des richesses produites par les salariés sont accaparées comme profit par les actionnaires. Ces profits, investis, entre autre, dans des productions cinématographiques, t’ont permis de toucher de fabuleux cachets.
Plutôt que de servir à la croissance des services publics, ces richesses marchandes alimentent, sous forme monétaire, un secteur de luxe réservé aux plus riches. C’est autant de richesses gaspillées, de temps perdu, pour  la création de postes d’enseignants, de médecins hospitaliers, de postes dans les crèches, les centres culturels, dans les bibliothèques, les dispensaires, les centres sportifs, les colonies de vacances…sans oublier les intermittents du spectacle en situation précaire qui devraient avoir le droit de vivre dignement.
Comment oses-tu  prétendre que ta fortune est due à ton travail ? 
Sans les salariés dont 80% touchent moins de 2500 euros par mois, il t’aurait été matériellement impossible de gagner en un an après impôt, 1 700 000 € (simulateur ISF pour un revenu de 3 millions d’euros par an, ce qui est certainement au dessous de ce que tu gagnes). L’équivalent de 140 années de travail pour un smicard !…
Tu bénéficies tout simplement d’un système de vases communicants : pour qu’une minorité s’enrichisse, les salariés sont ponctionnés de 70% des richesses qu’ils produisent. Avant même toute déclaration au fisc, le salaire net ne correspond qu’à  30% des heures travaillées...[voir lien 1]
De la douche que tu prends à la caméra qui te filme, en passant par ton scooter ou ton hôtel particulier, ton environnement matériel (privé et professionnel), tu le dois essentiellement à 24 millions de salariés anonymes (92% de la population active), sans lesquels, tu serais à la rue : les  travailleurs de l’agriculture, de l’industrie et des services, peuvent se passer d’un acteur de talent, mais le talent d’un acteur peut-il se passer d’eux ?
Avec ce système de prédation organisé et enseigné dans de grandes écoles, une poignée de très  riches cumule 5 fois plus de richesses que la totalité des revenus des  salariés réunis: c’est l’enrichissement par l’appauvrissement. Dans une société dite égalitaire, le salarié est lié  à l’actionnaire par un contrat de subordination défini en ces termes par le Code du Travail.
A savoir, que l’argent investi par les actionnaires (le capital) est remboursé par le travail des salariés, et quant à leurs dettes bancaires (les intérêts sur le capital), elles sont répercutées dans les prix et donc payées par les consommateurs ! Les actionnaires, en réalité, ne dépensent rien. Les cotisations patronales, parlons-en ! En réalité, elles ne sont pas payées sur les profits, mais sur le salaire super brut des salariés !!!
Comment me taire, lorsque, instit de banlieue pendant tant d’années, j’ai été le témoin privilégié d’un détournement de richesses qui réduit la durée des études, comme l’espérance de vie… Le démantèlement des services publics est la condition de l’enrichissement d’une minorité. Moins de fonctionnaires : plus de gens livrés au secteur privé, réduits aux bas salaires dans la hantise du chômage…C’est l’intérêt général sacrifié à l’hôtel  particulier d’un Depardieu.
Grâce à cette fortune accumulée, tu as investi, tu es devenu producteur de films mais aussi propriétaire-actionnaire de restaurants, de puits de pétrole, et j’en passe...C’est ce qu’on appelle l’ascenseur social…Le Gérard Depardieu de Châteauroux obligé de protéger des prostituées pour manger, semble avoir oublié que toutes ses galères, il les doit à de grands actionnaires qui ressemblent comme deux gouttes d’eau au Gérard Depardieu d’aujourd’hui…
Ces richesses détournées, c’est autant de moyens qui manquent aux services publics, pour aider des adolescents en difficulté à démarrer dans la vie. Pour ces raisons, bien que ma carrière soit achevée, je reste profondément instit de banlieue aux côtés  des habitants de ces quartiers, dans une dynamique de pratique solidaire d’éducation permanente .
« L’argent que j’ai gagné je le dois à mon travail », quelle naïveté ! Mais  redescends sur terre ! 
Sans nier ton immense talent, cet argent accumulé, tu le dois à la force de frappe médiatique conquise au travers de tes rôles. Ton pouvoir d’influencer l’opinion publique est si grand, que  les décideurs politico-économiques n’ont pas du tout  intérêt de te voir devenir contestataire appelant à une société de justice : on ne mord pas la main qui vous nourrit si bien. Pour la même raison, les métiers à fort potentiel d’influence sont particulièrement bien traités.
Mais tout le monde n’est pas Chaplin, lui qui fut interdit de séjour pendant vingt ans aux USA, pour sa dénonciation du capitalisme, dans sa vie comme dans ses films.  Dans « Monsieur Verdoux »,  il fait dire au personnage qu’il incarne  "Guerres, conflits, toujours les affaires. Un meurtre fait un bandit, des millions, un héros. Le nombre sanctifie !" Pour un don de 2 millions de francs en faveur des pauvres, lucide, Chaplin déclare : « je ne les donne pas, je les rends» Il reconnaissait que cette somme, il ne l’avait pas gagné par son travail. Chaplin, c’est  le saltimbanque qui crève l’écran, faisant irruption, tel Cyrano, en chair et en os, dans la vie des pauvres gens : Oui, merci Charlot ! 
L’ours et l’aigle, s’ils étaient actionnaires, n’échangeraient pas leur travail (stérile productivement parlant) mais le miel et l’agneau volés aux producteurs, l’apiculteur et le berger. Certes, l’actionnaire travaille, mais c’est une activité de prédation des productions effectuées par d’autres. L’actionnaire développe des modes d’organisation élaborés, non pour la prospérité de tous, mais pour ses seuls intérêts. L’actionnariat fait régresser l’humanité. Le prédateur n’existe pas sans producteurs, par contre, les producteurs produisent plus intelligemment sans prédateurs.
Tes exigences participent au maintien d’un  système où de grands actionnaires offrent leurs médias comme tribune à des politiciens triés sur le volet.
 En guise de remerciements, une fois élus, les parlementaires fabriquent des lois renforçant l’exploitation des salariés. Des lois qui, par une dette bancaire illégitime, autorisent l’expropriation des petits paysans et artisans indépendants. Une expropriation qui transforme ces gens en chômeurs ou en salariés, les livrant pieds et poings liés à l’avidité des actionnaires. Les politiciens décidant entre eux de leurs traitements, il s’avère qu’une carrière politique réussie les place dans les 1% des plus hauts revenus.Ce système t’a donné la grosse tête en te donnant l’illusion de valoir autant que 1 700 smicards.
Une dernière preuve des effets pervers de l’avidité : à l’école Buffon (ZEP de Colombes), lors s’une réunion de début d’année en 1993, un père d’élève de ma classe faisait part  de ses difficultés à aider scolairement ses enfants. Sur ma proposition, nous avons écrit une lettre à l’employeur du papa, Yves Calvet, patron de Peugeot-PSA. L’objectif : obtenir des heures d’éducation permanente sur le temps de travail. Après entretien avec le DRH, la réponse fut négative. Pas question pour les actionnaires  de perdre le moindre profit en laissant un salarié récupérer une petite partie d’un temps  pourtant dérobé.
De cette démarche, est née une proposition de loi pour l’éducation permanente sur le temps de travail : que les adultes puissent pleinement accompagner les enfants sur les chemins de l’Ecole [voir lien 2].
Ce n’est qu’une étape vers la réappropriation pour l’intérêt général, d’un temps spolié par des intérêts particuliers, une étape vers une société de travailleurs librement associés, dans le respect de l’environnement et de la dignité de chacun. Une société dont tu découvriras les lignes de force dans le lien ci-dessous, celui de l’association Libérons la Monnaie qui propose une loi pour le contrôle public des banques avec une monnaie d’intérêt général, sans intérêt privé. Une monnaie sans actionnaires, une monnaie solidaire…[voir lien 3]
 Libéré de cette addiction au luxe par une accumulation ostentatoire briseuse de vies, ton  talent  s’exercerait alors en toute authenticité.
                                                  Alain Vidal  (Nantes le 30-01-13)    
Trois liens illustrant  la lettre
1-70% de prélèvement avant le salaire net:
      2- Proposition de loi pour l’éducation permanente: 
      3-Ce que veut Libérons la Monnaie: 
      http://liberonslamonnaie.blogspot.fr/2010_11_01_archive.html
                                                       
                                                   























































































mercredi 11 janvier 2012

Lettre aux candidats

Lettre à envoyer aux candidates et candidats
 à la présidentielle et aux législatives de 2012.


     Madame, Monsieur …,


Nous en avons assez de la dictature impitoyable de l’argent qui génère une guerre économique sans merci, incompatible avec la fraternité, fondement de la  devise républicaine.
Utilisation du progrès technique pour exclure les êtres humains : toujours moins d’agriculteurs, d’ouvriers, d’employés, etc …et toujours plus de chômeurs !
Augmentation scandaleuse de la misère alors que la destruction des  biens nécessaires à la vie, parce qu’invendus, sont bien la preuve d’une abondance réelle.
Un productivisme destructeur (biens toujours moins durables, primes à la destruction des denrées alimentaires et autres produits…), pille les ressources mondiales au détriment de notre planète, des  pays pauvres en particulier!
Dette sociale alors que les puissances financières utilisent le progrès technique pour leur profit, au détriment d’une partie croissante des citoyens !
Considérant que ce n’est pas l’argent qui permet de créer les biens et les services mais uniquement les matières premières et le travail des êtres humains associés au progrès technique, nous demandons que l’argent ne devienne qu’un simple moyen comptable créé par la banque centrale de la nation (ou de l'Union européenne) permettant d’instaurer une économie distributive et solidaire pour que:
- le fantastique progrès technique libère l’homme, en travaillant moins mais tous, les effectifs augmenteront là où il y en a tant besoin : santé, éducation, vieillesse, etc…,
- les biens socialement utiles soient enfin distribués à tous par un revenu social correspondant,
-cesse le productivisme et son gigantesque gaspillage, produire pour tous des biens utiles durables et réparables pour sauver notre Terre et aider les pays pauvres à produire eux-mêmes les biens et services essentiels,
-les cultures de la violence, du chacun pour soi, etc …, propagées par le capitalisme, soient remplacées par des cultures du respect des autres et de fraternité !
Dans l’immédiat nous demandons que la nation, par sa banque centrale, reprenne son droit de création monétaire qu’elle a abandonné aux banques de crédit en 1973, avec une monnaie sans intérêts, permettant, entre autres :
-aux exclus d’avoir les biens socialement utiles, et ainsi respecter l’article 25 de la déclaration universelle des droits de l’homme dont la France est signataire,
-de financer les services publics pour qu’ils puissent continuer à accomplir leur mission auprès des citoyens, plutôt que de démanteler l’Ecole, l’Hôpital et autres services d’intérêt général.
Nous pensons qu’ainsi, l’économie sera enfin véritablement au service de tous les citoyens et, de la sorte, conforme à notre devise républicaine pour l’expression d’une  véritable démocratie !
Des citoyens conscients et responsables, rejoignez-nous!
                                                                 
                                           Lire les propositions de Libérons La Monnaie