jeudi 26 mars 2015

Victor Hugo le Misérable, assassin d'ouvriers affamés







Victor Hugo le Misérable, assassin d'ouvriers affamés



par Alain Vidal





            Le 24 juin 1848, un député de la deuxième République, à la tête d’un bataillon de la garde mobile, attaque trois barricades  tenues par des ouvriers de la rue Saint-Louis à Paris.


           Quatre jours auparavant, ce même homme a fait voter par l’Assemblée nationale, la fermeture des ateliers nationaux, au motif que les salaires des ouvriers étaient trop élevés. Réduits au chômage et sans ressources, 50 000 parisiens affamés se révoltent. L’homme dont il est question, touche depuis l’âge de 24 ans, à titre honorifique et sans aucune obligation de travail, une pension mensuelle équivalant à  6600 euros.
      Cet homme, c’est Victor Hugo, l’un des 60 commissaires nommés par le gouvernement républicain pour organiser la répression anti-ouvrière. Furieux contre l’écrivain, des insurgés envahirent sa maison pour tenter d’y mettre le feu. Depuis des mois déjà, les « représentants du peuple » vivent dans la peur de voir les ouvriers parvenir à s’organiser en coopérative pour vivre, sans patrons, des fruits de leur travail…
        La République sera sauvée, mais l’espoir démocratique d’émancipation populaire tué dans l’œuf : 5000 morts sur les barricades, 1500 fusillés sans jugement, 25000 arrestations, 11000 emprisonnés ou déportés en Algérie.
     Ce n'était qu'une répétition générale avant la Commune de 1871 qui s'achèvera par la Semaine sanglante, 30 000 Parisiens assassinés.
     Cela n'empêchera nullement  Victor Hugo d'aller se recueillir devant le cercueil de Thiers, le bourreau de la Commune et d'être au premier rang le jour de ses obsèques.


      Allié à Jules Ferry, Thiers, un "grand républicain" dont  Clémenceau disait qu'il était « le type même du bourgeois cruel et borné qui s’enfonce sans broncher dans le sang ».


     Démagogiquement Victor Hugo avait l’art d’apparaître proche du peuple en décrivant la misère, mais sans jamais en expliquer la cause première et encore moins la combattre. L'écrivain adulé par la gauche d'aujourd'hui passait pour charitable, mais sans aller jusqu'à remettre en question le mécanisme de l'enrichissement par l'appauvrissement, sans remettre en question, un mécanisme qui lui avait tant profité et dont la gauche continue de profiter par son allégeance totale à l'immoralité du capitalisme.


                                                                                           Avec Hugo, on tombe de haut...






1 commentaire:

prosper a dit…

Ce que vous révélez dans votre blog semble incroyable tellement cela va à l'encontre de ce que l'on nous a raconté à l'école.