samedi 19 janvier 2013

Au Mali pour le profit: une guerre d' actionnaires


La guerre au Mali

L'appel des villageois de Falea (Mali)
contre l'exploitation d'une mine d'uranium


Les profits d'Areva dépendent étroitement
 de la l'influence française au Mali, 
limitrophe du Niger



Le Mali constitue un enjeu important 

pour les profits d'une poignée  d'actionnaires

 de grandes entreprises occidentales, 

notamment la française Areva


   Le Mali se situe au carrefour de pays
  comme le Niger (uranium), 
la Mauritanie, la Côte d'Ivoire, le Burkina, la Guinée et le Sénégal 
où des entreprises françaises ont de gros intérêts. 


Les guerres ne se décident pas en conseil des ministres 
mais dans les conseils d'administration

30% de l'uranium importé par la France, 
provient du sous-sol nigérien,
 exploité par les filiales d’Areva

   Partout, et en particulier sur le continent africain, nous assistons aujourd’hui à une course intense aux matières premières et aux terres agricoles. 
    Le respect de l’environnement, la justice sociale et les principes élémentaires de la démocratie sont piétinés par des investisseurs internationaux poussés par leur soif de profit. 
  Si la France a très largement profité de l’uranium, en cooptant des régimes autoritaires qui le lui fournissaient au meilleur prix,  le Niger n'a hérité que d'une triple catastrophe : 
           une catastrophe environnementale, une catastrophe sanitaire 
et une catastrophe sociale. 
       Selon diverses ONG, seulement 12 % de la valeur de l'uranium produit sur son sol est revenu au Niger. 
        Alors que le Niger éclaire une ampoule française sur trois, il importe son électricité du Nigeria, et la majorité des Nigériens n’y ont même pas accès.
    Les travailleurs de l’uranium meurent plus tôt et développent des cancers des poumons et des reins. 
   
    Une mine d’uranium à Faléa détruirait le village, les terres agricoles, les lieux sacrés, le patrimoine culturel, une faune et une flore particulièrement riches mais également cette ressource vitale qu’est l’eau des nappes géologiques et phréatiques.


    C’est le constat amer que les habitants de la petite commune de Faléa, dans le Cercle de Kéniéba au sud-ouest du Mali, proche des frontières avec le Sénégal et la Guinée, ont dû faire. Avec leur municipalité, avec l’appui de l’association ARACF (Association des Amis et Ressortissants de la Commune de Faléa) et des élus du Cercle de Kéniéba, ils se sont mobilisés depuis 2010 contre le projet d’une mine d’uranium sur leur territoire.
Trois  liens fort documentés



Lire les propositions de Libérons La Monnaie

 loi pour le contrôle des banques



2 commentaires:

Anonyme a dit…

Ok pour votre position, mais oú parlez vous des terribles flèaux imposés par les islamistes au Mali, les viols, les amputations, les meurtres.
J'etais au Burkina Faso l'année derniére dans la banlieu pauvre de Ouaga (dapoya).
Je suis d'accord pour votre argumentaire sur Areva mais cette situation interdit elle à la France d'intervenir au Mali pour eviter á un pays FRANCOPHONE de tomber dans les mains des barbares.
Je ne le pense pas.
Oui pour travailler á la progression de l'Afrique mais oui aussi pour combattre les barbares au Mali.

JD a dit…

Bonsoir,

Dommage, effectivement que ce papier fasse un parallèle entre l'intervention militaire (guerre ?) actuel au Mali, pour les enjeux multiples qu'on connait, et avec la problèmatique de l'accès à l'uranium, mais pas seulement (pétrole et gaz au moins) du sahel francophone.

Il gagnerait en poid sans cela.

JD